Je m’étais fait la promesse de ne jamais parler de foot sur ce blog, mais j’ai décidé de réagir suite à un article que l’on peut lire ici, où l’on apprend que Bernard Laporte souhaite confier à Eric Besson une mission sur la compétitivité des clubs de foot français. On peut évidemment se demander si c’est aux politiques de trouver des pistes pour relancer notre championnat, qui, il faut le dire, est en voie de « bulgarisation » pour reprendre une expression employée par le trublion Pierre Menes…
Il est certain cependant, que ce soit la LFP ou la FFF, que pratiquement rien n’est fait pour pouvoir relancer l’intérêt de notre championnat, qui ne s’exporte guère, contrairement au foot anglais, italien, espagnol et même allemand.
Faut-il limiter les effets de l’arrêt Bosman ?
Ce type de décision n’est pas du ressort français, mais européen, il revient donc à l’UEFA de trancher. On sait combien Michel Platini milite pour une limitation des effets pervers de l’arrêt Bosman, en obligeant les clubs à compter dans leurs rangs plusieurs joueurs issus de leur centre de formation. Mais ce genre de mesure est contraire au principe de liberté de circulation des personnes dans le droit européen…
Faut-il limiter les masses salariales ?
Certains pensent à une harmonisation fiscale au niveau européen, certes, ce serait la meilleure solution. Elle est à court terme, inenvisageable, et rejetée par la plupart de nos partenaires européens. Il faut donc agir, comme l’ont fait certains pays comme l’Espagne et l’Italie, en revoyant le système fiscal dont bénéficient les footballeurs. Deux visions s’opposent : celle du principe républicain d’égalité devant l’impôt, auquel nous sommes tous attachés, et celle d’un système allégé, spécifique aux footballeurs.
Il faut briser un tabou et être honnête, notre système fiscal ne convient pas au football. Un joueur de foot a le même IR qu’un salarié normal. J’entends déjà certains me dire « mais ils gagnent tous des centaines de milliers d’euros ». Ceux là ne connaissent peu ou prou le football professionnel.
Il y a 500 joueurs pros actuellement en France (L1, L2 et National). Parmi eux, plus de la moitié gagnent moins de 3000 euros par mois. Les joueurs les plus chanceux seront pros pendant 10 ans (un cinquième ?), certains plus de 5 ans, la plupart auront sacrifié toute leur vie pour être pro pendant moins de 5 ans, voire quelques années seulement. Une petite partie d’entre eux pourront économiser et faire des placements leur permettant d’être tranquille toute leur vie, les 3 quarts devront se reconvertir par la suite.
Il me parait plus qu’opportun de revoir le système d’imposition des joueurs pros en France. Alors qu’un salarié va travailler 40 ans, la carrière moyenne d’un joueur pro est d’environ 7 ans. Est-il normal qu’il soit taxer comme tout salarié ? Pour moi non. De plus, s’il on met un plafond, par exemple à 25% du salaire net soumis à l’IR, il est évident que cela produirait un effet de levier, et que par conséquent, les salaires augmenteront significativement. Le manque à gagner pour le fisc sera rapidement rattrapé. (Pour faire simple, 25% de 1 millions d’euros = 50% de 500 000 euros…). Notre championnat pourra garder les joueurs qui veulent s’exiler, et en attirer d’autres. Il gagnera en visibilité, en qualité, et pourra s’exporter davantage. Les droits TV augmenteront, etc… Ainsi, les clubs pourront en bénéficier, puisqu’une majeure partie de leurs revenus est issue des droits TV. Le foot français souffrant de l’insuffisance de ses fonds propres et de ses recettes, il verrait là un moyen d’augmenter ses recettes, et donc de permettre aux clubs d’investir dans leurs fonds propres.
Bref, j’imagine que mon billet risque de faire pâlir plus d’un socialiste, mais étant fou de foot, et un brin réaliste quant à la qualité de notre championnat, il m’a semblé judicieux de proposer des mesures pragmatiques.
Je voulais terminer par un brin d’humour (mais c’est vrai !), j’aime bien ce qu’on fait les allemands : toutes les équipes jouent avec le même ballon (alors qu’en France, chaque équipe a son ballon, celui de son sponsor..), pourquoi ? Parce qu’ils ont choisi un ballon d’une firme américaine, un poil plus lourd que les autres, qui pénètre mieux le vent, leur permettant d’envoyer de « grosses minasses » de 25 ou 30 m, comme ils les aiment… « Schiess, Schiess TOR !!! »
Il est certain cependant, que ce soit la LFP ou la FFF, que pratiquement rien n’est fait pour pouvoir relancer l’intérêt de notre championnat, qui ne s’exporte guère, contrairement au foot anglais, italien, espagnol et même allemand.
Faut-il limiter les effets de l’arrêt Bosman ?
Ce type de décision n’est pas du ressort français, mais européen, il revient donc à l’UEFA de trancher. On sait combien Michel Platini milite pour une limitation des effets pervers de l’arrêt Bosman, en obligeant les clubs à compter dans leurs rangs plusieurs joueurs issus de leur centre de formation. Mais ce genre de mesure est contraire au principe de liberté de circulation des personnes dans le droit européen…
Faut-il limiter les masses salariales ?
Certains pensent à une harmonisation fiscale au niveau européen, certes, ce serait la meilleure solution. Elle est à court terme, inenvisageable, et rejetée par la plupart de nos partenaires européens. Il faut donc agir, comme l’ont fait certains pays comme l’Espagne et l’Italie, en revoyant le système fiscal dont bénéficient les footballeurs. Deux visions s’opposent : celle du principe républicain d’égalité devant l’impôt, auquel nous sommes tous attachés, et celle d’un système allégé, spécifique aux footballeurs.
Il faut briser un tabou et être honnête, notre système fiscal ne convient pas au football. Un joueur de foot a le même IR qu’un salarié normal. J’entends déjà certains me dire « mais ils gagnent tous des centaines de milliers d’euros ». Ceux là ne connaissent peu ou prou le football professionnel.
Il y a 500 joueurs pros actuellement en France (L1, L2 et National). Parmi eux, plus de la moitié gagnent moins de 3000 euros par mois. Les joueurs les plus chanceux seront pros pendant 10 ans (un cinquième ?), certains plus de 5 ans, la plupart auront sacrifié toute leur vie pour être pro pendant moins de 5 ans, voire quelques années seulement. Une petite partie d’entre eux pourront économiser et faire des placements leur permettant d’être tranquille toute leur vie, les 3 quarts devront se reconvertir par la suite.
Il me parait plus qu’opportun de revoir le système d’imposition des joueurs pros en France. Alors qu’un salarié va travailler 40 ans, la carrière moyenne d’un joueur pro est d’environ 7 ans. Est-il normal qu’il soit taxer comme tout salarié ? Pour moi non. De plus, s’il on met un plafond, par exemple à 25% du salaire net soumis à l’IR, il est évident que cela produirait un effet de levier, et que par conséquent, les salaires augmenteront significativement. Le manque à gagner pour le fisc sera rapidement rattrapé. (Pour faire simple, 25% de 1 millions d’euros = 50% de 500 000 euros…). Notre championnat pourra garder les joueurs qui veulent s’exiler, et en attirer d’autres. Il gagnera en visibilité, en qualité, et pourra s’exporter davantage. Les droits TV augmenteront, etc… Ainsi, les clubs pourront en bénéficier, puisqu’une majeure partie de leurs revenus est issue des droits TV. Le foot français souffrant de l’insuffisance de ses fonds propres et de ses recettes, il verrait là un moyen d’augmenter ses recettes, et donc de permettre aux clubs d’investir dans leurs fonds propres.
Bref, j’imagine que mon billet risque de faire pâlir plus d’un socialiste, mais étant fou de foot, et un brin réaliste quant à la qualité de notre championnat, il m’a semblé judicieux de proposer des mesures pragmatiques.
Je voulais terminer par un brin d’humour (mais c’est vrai !), j’aime bien ce qu’on fait les allemands : toutes les équipes jouent avec le même ballon (alors qu’en France, chaque équipe a son ballon, celui de son sponsor..), pourquoi ? Parce qu’ils ont choisi un ballon d’une firme américaine, un poil plus lourd que les autres, qui pénètre mieux le vent, leur permettant d’envoyer de « grosses minasses » de 25 ou 30 m, comme ils les aiment… « Schiess, Schiess TOR !!! »





9 commentaires:
Je pense plutôt que la fiscalité doit être entièrement revu. Pour tout le monde, pas seulementpour le Foot.
Il faut déplacer les charges patronales sur la consommation (TVA Sociale, une vraie, pas le projet de Besson) et sur les bénéfices des entreprises.
Supprimer les charges patronales rendrait tout ça plus clair.
L'effet spécifique sur les clubs de foot ou autre organisation but non lucratif, c'est que celle-ci ne font pas réellement de bénéfices et ne serait que très peu imposé.
Pas du tout d'accord.
C'est complètement absurde. Tous les travailleurs qui perdent leur emploi après 7 ans font quoi ? Ils recherchent un travail.
Pareil pour les footballeurs, et ils en trouvent, soit dans leur milieu soit dans un autre.
Ce serait une totale ineptie que de les exonérer d'impôt, d'autant que ce n'est pas la cause d'une baisse de qualité du foot français. Et je préfère avoir des footballleurs moins bons mais citoyens, qui savent que l'on doit payer des impôts à hauteur de ce que l'on gagne, que des petits bourgeois prêt à se délocaliser pour payer moins...
Un système de retraite compréhensif peut être envisagé.
Hello Timothée,
Merci de rebondir: je pense que cela mérite d'en débattre entre socialistes effectivement aussi.
Pour ceux qui gagnent moins de 3000€, ils sont dans le même cas que des gens comme moi qui bossent dans le jeu vidéo et ont choisi leur passion plutôt qu'un revenu conséquent.
Sans oublier les mesures de reclassement qui existent et sont financées par les clubs.
A la limite, je préfères parler des jeunes footballeurs africains vraiment pour le coup exploités et rejetés comme des vieilles chaussettes dans l'illégalité quand il s'avère qu'il n'ont pas le niveau.
Salut Jani,
ton raisonnement est fondé. Mais dis moi alors quelle est la source de la baisse de niveau de notre Ligue 1, d'après toi?
L'idée du système de retraite n'est pas bête du tout, je n'y avais pas pensé. Il est vrai que ce serait plus envisageable que des exonérations fiscales.
Je cherche simplement des sources ou des mesures pour améliorer les choses, vos commentaires contribuent à l'analyse, la rectifie, voire l'améliorent.
Biens à vous
il me semble que le trublion s'appelle PIERRE MENES et non bernard menez qui est certainement l'acteur le plus ringard depuis le 13eme siecle....
LLLLOOOOOOOLLLLLLLLLLL
Quel blaireau, c'est exact Raf, Bernard Menez, ce type est un scandal a lui tout seul...
Pour sauver la ligue 1, M. Timothée, il suffit d'une chose: stopper le protectionnisme footballistique...
Je m'explique : tout d'abord, au niveau européen, les clubs français partent avec un désavantage considérable au niveau financier, car seul la France possède une DNCG.Il sera souhaitable de réglementer ce système de surveillance de la gestion des clubs à l'échelle européenne.
Ensuite, je trouve scandaleux que certaines personnes s'offusquent de la privatisation des stades! Pour ma part, de voir le stade du Mans devenir la "MMArena" ne me dérange pas du tout, si celà peut permettre à ce club de se structurer davantage..Prenez l'exemple d'Arsenal, l'Emirates Stadium est un joyaux technologique et permet une rentabilité dont nous sommes loin d'avoir en France.
De plus, je pense qu'il faudrait "alléger" (avoir un peu plus de souplesse dirons-nous) les contrôles lors d'un éventuel rachat de club: un homme comme Gaydamac, propriétaire de Portsmouth il me semble, aurait difficilement pu acquérir un club français à cause des soupçons qui pèsent sur sa personne...
Enfin, je pense que la plus importante réforme afin d'aider nos clubs à retrouver le très haut niveau comme ont pu l'avoir en leur temps Saint Etienne ou encore l'Olympique de Marseille, est l'allègement des cotisations : lorsqu'un joueur est payé 300000€ net d'impôts, son club doit débourser au moins 400000€, à la différence de nos voisins étrangers.
A contrario, Monaco possède un régime spécial lui permettant de contracter des joueurs d'autres nationalité que française sans payer d'impôts, et ce là ne se vérifie pas au niveau des résultats...
N'y a t'il pas quelquechose d'indécent à s'interesser à la situation sociale de joueur de football qui gagnent des milliers d'euros, ou à l'amélioration d'une L1 qui ne reste apes tout q'un spectacle, un loisir ou un divertissement, au moment meme ou la moitié de l'humanité meurent de faim?
Salut Tim
apres réflexion, il me semble que els méthodes adoptées aux Etats Unis pour maintenir le suspens dans les sports pro pourraient etre reprises:
-salary cap, c'est à dire plafond du total des salaires versés aux joueurs
-"draft inversé" c'est à dire que chaque année le club le plus mal placé choisit en premier le meilleur jeune de la saison
Bien entendu il faut que ce soit déployé au niveau européen, voila un chantier pour notre cher Michel Platini
Amitiés
David
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