J’ai mis un peu de temps à réaliser cette fiche, tant les mesures à prendre sont nombreuses, je vous prie de bien vouloir m’en excuser. Je vous propose ici quelques pistes sur plusieurs domaines, à vous de venir en débattre de manière constructive. Je propose ici des idées pour le secondaire, les études supérieurs, et un brin sur la recherche.
Pour le secondaire :
En ZEP, il faut limiter le nombre d’élèves par classe. Ce nombre doit être inférieur à 20.
Je propose un véritable conseiller d’orientation à plein temps dans les lycées en zone en difficulté, sinon un conseiller pédagogique qui pourrait s’apparenter à un éducateur spécialisé.
D’autre part, il faut développer une sorte d’ « affirmative action » à la française (le terme discrimination positive étant une très mauvaise traduction, je préfère garder le terme anglais) basé sur le système Science-Po. Il n’est pas normal qu’à Henri IV, 85% des élèves sont orientés en classe Prépa, alors qu’ils sont parfois moins de 1% des élèves en ZEP.
Il faut faire en sorte que les écoles privées sous contrat acceptent un nombre minimum d’élèves en difficultés. Les aides à ces écoles doivent être remises en cause, et versées en fonction de l’investissement réalisé pour la mixité sociale.
Il ne faut pas non plus que penser aux ZEP. Il y a beaucoup trop d’élèves dans les lycées et collèges en général. Il faut limiter le nombre d’élèves par classe au collège à 25, et au lycée à 30.
Il faut aussi penser aux zones rurales, où parfois, on peut être en « classe à 2 niveaux » (CP+CE1, etc.) et le nombre d’élèves peut vite monter. Il faut y limiter le nombre.
Pour contrer la violence à l’école, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut plus d’adulte. Il faut surtout plus de dialogue entre adultes et enfants. Je pense qu’il faut s’appuyer sur la présence de travailleurs sociaux dans l’école. Il faudrait 1 éducateur spécialisé pour 100 élèves. On peut augmenter ou diminuer ce nombre en fonction de la situation de l’établissement.
Souvent, la violence est dû aux carences des parents quant à l’éducation de leur enfant, voire à leur absence. Il faut impliquer les parents, qu’ils se sentent davantage concernés par l’éducation de leurs enfants. Ainsi, on pourrait par exemple faire des rencontres, tous les mois, entre parents et profs. Attention, je ne parle pas ici des réunions « « parents-profs » bidons auxquelles nous avons droit au début et à la fin de l’année. Je pense ici à des pots, une fois par mois, organisés par les professeurs principales, où ils réuniraient les profs, les élèves et leurs parents.
Pour les non francophones, je pense qu’il faut aider les mères de ces jeunes enfants qui débarquent en France sans parler le français. Ces mères sont les premières victimes de l’immigration et de l’insécurité qui découle parfois de leur situation précaire. Comment voulez-vous qu’une mère qui ne parle pas français puisse tout d’abord s’intéresser à ce que son enfant apprend, et convenablement s’intégrer dans la vie de tous les jours, ne pas être traumatiser quand il s’agit d’aller chercher son fils tard le soir, sans savoir à qui s’adresser parce qu’on ne parle pas le français. Il faut en finir avec ça. Je propose un système mis en place par les allemands. Il faut que la mère d’un jeune élève non francophone, suive en parallèle, au sein de l’école de son enfant, des cours de français, et aussi les cours que suit son enfant pour éviter les éventuels décrochages. Les allemands le font avec les mères des jeunes enfants turcs qui ne parlent pas l’allemand.
A propos du soutien scolaire
Aujourd’hui ce sont des entreprises privées, comme Acadomia ou Complétude, qui gagnent de l’argent en faisant le boulot que l’éducation nationale n’a jamais fait. Certes, beaucoup d’élèves n’en ont peut-être pas besoin, mais beaucoup trop sont laissés pour compte, ne sont pas aidés chez eux, et décrochent rapidement. Il faut le rendre obligatoire, 3 heures par semaines par exemple. Attention, ça ne doit pas ressembler non plus à une heure d’étude ou une heure de permanence où le prof ne se contente que de surveiller les élèves. Le soutien scolaire doit apporter une véritable plus value dans la méthodologie de travaille que doivent emprunter les élèves, il doit aussi faire partie du travail d’un enseignant, à côté de ses heures de cours.
Les langues
Franchement, n’est-ce pas la honte de la France ? Moi qui voyage beaucoup, on me répète toujours que les français sont nuls en anglais, que de toute façon ils ne parlent rien d’autre que le français, etc. On a l’impression que cela reflète un repli sur soi de notre peuple. Je n’en suis pas sûr. Pour moi, c’est la manière dont on apprend les langues en France qui me scandalise. On apprend l’anglais comme on apprend le latin, bref comme une langue morte alors que l’anglais est une langue vivante !
Pour le secondaire :
En ZEP, il faut limiter le nombre d’élèves par classe. Ce nombre doit être inférieur à 20.
Je propose un véritable conseiller d’orientation à plein temps dans les lycées en zone en difficulté, sinon un conseiller pédagogique qui pourrait s’apparenter à un éducateur spécialisé.
D’autre part, il faut développer une sorte d’ « affirmative action » à la française (le terme discrimination positive étant une très mauvaise traduction, je préfère garder le terme anglais) basé sur le système Science-Po. Il n’est pas normal qu’à Henri IV, 85% des élèves sont orientés en classe Prépa, alors qu’ils sont parfois moins de 1% des élèves en ZEP.
Il faut faire en sorte que les écoles privées sous contrat acceptent un nombre minimum d’élèves en difficultés. Les aides à ces écoles doivent être remises en cause, et versées en fonction de l’investissement réalisé pour la mixité sociale.
Il ne faut pas non plus que penser aux ZEP. Il y a beaucoup trop d’élèves dans les lycées et collèges en général. Il faut limiter le nombre d’élèves par classe au collège à 25, et au lycée à 30.
Il faut aussi penser aux zones rurales, où parfois, on peut être en « classe à 2 niveaux » (CP+CE1, etc.) et le nombre d’élèves peut vite monter. Il faut y limiter le nombre.
Pour contrer la violence à l’école, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut plus d’adulte. Il faut surtout plus de dialogue entre adultes et enfants. Je pense qu’il faut s’appuyer sur la présence de travailleurs sociaux dans l’école. Il faudrait 1 éducateur spécialisé pour 100 élèves. On peut augmenter ou diminuer ce nombre en fonction de la situation de l’établissement.
Souvent, la violence est dû aux carences des parents quant à l’éducation de leur enfant, voire à leur absence. Il faut impliquer les parents, qu’ils se sentent davantage concernés par l’éducation de leurs enfants. Ainsi, on pourrait par exemple faire des rencontres, tous les mois, entre parents et profs. Attention, je ne parle pas ici des réunions « « parents-profs » bidons auxquelles nous avons droit au début et à la fin de l’année. Je pense ici à des pots, une fois par mois, organisés par les professeurs principales, où ils réuniraient les profs, les élèves et leurs parents.
Pour les non francophones, je pense qu’il faut aider les mères de ces jeunes enfants qui débarquent en France sans parler le français. Ces mères sont les premières victimes de l’immigration et de l’insécurité qui découle parfois de leur situation précaire. Comment voulez-vous qu’une mère qui ne parle pas français puisse tout d’abord s’intéresser à ce que son enfant apprend, et convenablement s’intégrer dans la vie de tous les jours, ne pas être traumatiser quand il s’agit d’aller chercher son fils tard le soir, sans savoir à qui s’adresser parce qu’on ne parle pas le français. Il faut en finir avec ça. Je propose un système mis en place par les allemands. Il faut que la mère d’un jeune élève non francophone, suive en parallèle, au sein de l’école de son enfant, des cours de français, et aussi les cours que suit son enfant pour éviter les éventuels décrochages. Les allemands le font avec les mères des jeunes enfants turcs qui ne parlent pas l’allemand.
A propos du soutien scolaire
Aujourd’hui ce sont des entreprises privées, comme Acadomia ou Complétude, qui gagnent de l’argent en faisant le boulot que l’éducation nationale n’a jamais fait. Certes, beaucoup d’élèves n’en ont peut-être pas besoin, mais beaucoup trop sont laissés pour compte, ne sont pas aidés chez eux, et décrochent rapidement. Il faut le rendre obligatoire, 3 heures par semaines par exemple. Attention, ça ne doit pas ressembler non plus à une heure d’étude ou une heure de permanence où le prof ne se contente que de surveiller les élèves. Le soutien scolaire doit apporter une véritable plus value dans la méthodologie de travaille que doivent emprunter les élèves, il doit aussi faire partie du travail d’un enseignant, à côté de ses heures de cours.
Les langues
Franchement, n’est-ce pas la honte de la France ? Moi qui voyage beaucoup, on me répète toujours que les français sont nuls en anglais, que de toute façon ils ne parlent rien d’autre que le français, etc. On a l’impression que cela reflète un repli sur soi de notre peuple. Je n’en suis pas sûr. Pour moi, c’est la manière dont on apprend les langues en France qui me scandalise. On apprend l’anglais comme on apprend le latin, bref comme une langue morte alors que l’anglais est une langue vivante !
Il faut que les cours de langues se fassent en petit comité. Aujourd’hui, sur un cours d’anglais qui dure une heure, avec 30 élèves, sachant que la prof parle une demi-heure dans le cours, il reste 30 minutes, soit une minute par élève pour s’exprimer ! Or, on apprend une langue en la parlant, c’est bien connu ! En France, quand on apprend une langue, on ne la parle pas. Résultat : on ne l’apprend pas.
Non seulement il faut réduire le nombre d’élèves par cours de langue, mais il faut mettre les élèves devant le fait accompli. Je m’explique : De plus en plus d’étudiants étrangers étudient en France et vice versa (j’ai moi-même étudié aux Pays-Bas). Ces jeunes ont un rapport différent avec les élèves que n’ont les profs aujourd’hui. Il faudrait que nos élèves bénéficient d’une heure, au moins, de cours (ou d’atelier, appelez ça comme vous le voulez) avec des jeunes étudiants étrangers, que l’Etat pourraient rémunérer. Cela pourrait sinon se réaliser par le biais de partenariat entre 1 collège français et étranger afin qu’un collège français accueille un jeune, qui par exemple cherche à devenir prof de français dans son pays,etc. Les pistes sont nombreuses.
Je pense qu’il faille apprendre l’anglais dès le CP. Il faut par la suite, au collège, qu’une matière, en plus de l’anglais, soit en anglais. On pourrait aussi faire en sorte que 25% des cours au Lycée soient dispensés en anglais.
Aux Pays-bas, 95% de la population parle une deuxième langue, et 45% une troisième. On est à la ramasse, il est peut-être temps de se l’avouer, non ?
Le Handicap
Il représente tout de même 10% de la population française, ce n’est pas rien. J’ai toujours eu l’impression que rien n’est fait pour le handicap. C’est dès le plus jeune âge qu’on peut évoluer et changer profondément les mentalités. Il faudra donc, autant qu’on le pourra, mélanger les enfants, car ils sont bien plus tolérants que les adultes, et cela peut certainement devenir quelque chose de positif, de plus, pour les enfants non-handicapés. Cela peut leur faire prendre conscience d’une certaine réalité, leur donner le sens de la générosité, etc.
Des nouveaux types d’enseignements
L’éducation artistique, sous toutes ses formes, ne peut pas être mis de côté, comme cela est fait depuis des années. Il faut, je pense, la réinventer, la conceptualiser autrement. On pourrait la combiner avec la découverte des métiers qui entourent l’art. On a tous les souvenirs de cours de dessin qui ne nous servaient à rien, qui ne nous ont rien apportés.
D’autre part, comme j’en ai parlé dans un précédent billet, l’entrepreneuriat doit s’apprendre dès le plus jeune âge. Cela veut dire lors des premières années du collège. Je tiens tout de suite à ce qu’on évite de faire l’amalgame entre entrepreneuriat et création d’entreprise. L’entrepreneuriat doit être enseigner sous TOUTES ses formes, qu’il soit culturel, associatif, sportif, ou privé. Il faut que le collégiens, chaque année, réalisent des projets d’entrepreneuriat différents, plus évolués d’années en années, en groupe tout d’abord, puis en individuel, afin que le collégien qui arrive au lycée sache mener à bien un projet et matérialiser la prise d’initiative.
Le Sport à l’école
4 heures pas semaines minimum au collège. Et cela me paraît déjà pas énorme. Il est vrai qu’il ne faut pas non plus rajouter des heures par ci, par là, de tout et de rien, et qu’au final un élève reste 45 heures par semaines au collège. Simplement, à cet âge, le sport est un élément indispensable pour le bien-être d’un élève.
On pourrait aussi envisager une passerelle sport étude dans plusieurs collèges et lycée par département, afin de pouvoir donner leur chance à ceux qui le peuvent, de progresser dans leur passion sans pour autant décrocher du système scolaire.
On pourrait créer une sorte de pôle, au collège et lycée, autour de 3 axes (le sport, les matières artistiques et l’entrepreneuriat) afin de développer une véritable vie associative, culturelle et sportive dans les établissements. Cela permettrait le lancement de projets plus ou moins importants, que chaque enfant ait une raison, autre que les maths, la géo, la bio, etc. d’aller à l’école, bref, qu’il y ait une vie dans nos établissements.
L’apprentissage
Il faut dissocier l’apprentissage scolaire, à qui il faut un statut, à l’apprentissage universitaire. Il faut mutualiser les investissements à faire pour pérenniser l’apprentissage scolaire, qui ne marche pas si mal, mais où trop de jeunes sont livrés à eux-mêmes, trop tôt. Il faut un outil pour les suivre. Trop de jeunes sont au chômage après leur période d’apprentissage, alors que le but de l’apprentissage, c’est de s’installer dans la vie active.
Concernant l’apprentissage pour les diplômes Post-BAC, il est sous valorisé, et cela me parait scandaleux et effroyablement dépassé. Les autres pays d’Europe ont compris que les méthodes de recrutement et de formation dans les entreprises ont évolués, tant l’aspect formation dans l’intégration du nouveau salarié est prise en compte. L’apprentissage peut parfois palier à des périodes d’essai souvent très longue, ou aux pseudos stages de pré embauche sous rémunérés qui parfois n’en sont pas. Comme je l’ai proposé dans ma fiche précédente, je pense que 25% des diplômés d’Universités et de grandes écoles doivent l’être sous forme de l’apprentissage.
A propos des enseignants
Les enseignants, c’est à nous de les défendre. Qui n’a pas d’enseignants dans son entourage proche ? Tout le monde sait, que, OK, ils ont peut-être parfois des horaires tranquilles, mais lorsqu’on me demande si j’aimerai être enseignant dans le secondaire, je répond toujours non. Franchement, vous me passerez l’expression, mais nos profs, ils en chient, ils ont souvent le sentiment de mener une vie à la con. Le pire, c’est que lorsqu’il y a un problème, c’est contre eux qu’on se retourne. Il est coutume en France de taper sur les profs, alors que paradoxalement, les français aiment bien leurs enseignants. Ce sont des jeunes gens, pour la plupart aujourd’hui, qui font 4 ou 5 années d’études, et qui démarrent dans des zones sensibles, alors qu’ils sont encore des gamins, et ce avec un salaire misérable.
Si on n’a pas les moyens d’augmenter leur salaire, il serait peut-être temps d’améliorer leur condition de travail. Cela doit être un plaisir le matin pour un prof de se lever et d’aller rejoindre ses élèves, qui a-t-il comme plus grand plaisir que de transmettre le savoir ? Aujourd’hui c’est l’inverse, on se lève le matin avec une boule au ventre, on a même parfois peur de ses élèves. Cela n’est absolument pas normal.
On peut éventuellement les motiver, ou les intéresser, en fonction de leurs initiatives. Il faut laisser la chance à un enseignant de pouvoir évoluer par lui-même, ou d’apporter une valeur ajoutée à son travail en lui octroyant des primes en fonction de projets qu’il peut mener à bien, seul ou avec d’autres profs.
Pour les études supérieurs
L’éducation nationale est et doit rester le premier poste de dépense d’un gouvernement. Il est de notre devoir de miser sur l’éducation pour la réussite futur de notre pays.
Je suis pour l’autonomie des Universités, à condition qu’elle ne mette pas en danger l’avenir d’une d’entre elle. Je pense que le gouvernement a commis une erreur très importante dans sa réforme, c’est le fait de laisser à leur compte les universités dites de second rang. Il y a des régions comme la bourgogne où 40% des diplômés quittent la région après obtention de leurs diplômes. Ce sont des régions délaissées certes, mais la présence d’étudiants, et de bons étudiants permet tout de même de soutenir les activités de la région, des entreprises qui s’y implantent, etc. Moins soutenir les universités dans les régions où on en a besoin, c’est laissé les régions subir la concentration dans les grandes villes qui s’opèrent en France comme dans beaucoup de pays.
Concernant les stages. Je suis scandalisé de voir tous mes amis qui font des stages de 6 mois pour toucher 380 euros par mois, parfois moins, rarement plus. Tout ça pour remplacer quelqu’un en congé, ou tout simplement pour n’employer personne. Sachez aussi qu’un stagiaire n’a quasiment aucun droit : pas de congé, pas de ticket restaurant, pas de carte orange remboursée, etc.
Je propose un vrai statut au stagiaire. Leur statut a récemment été modifié par le gouvernement. Mais c’est toujours la même honte. Désormais, lorsque la période de stage dépasse les 3 mois, l’entreprise est obligée d’indemniser le stagiaire. Simplement, l’indemnisation minimum prévue est de 75 euros par mois, un scandale. Il faut passer à 350 euros par mois pour une période supérieure à 3 mois, et à 500 euros par mois pour une période supérieure à 6 mois. Je pense aussi que les stagiaire devraient bénéficier des congés payés, 2,5 par mois, comme tout salarié.
Il faut créer un service public de l’orientation. Ce n’est pas normal qu’aujourd’hui, 40% des étudiants qui entrent en fac en sortent sans diplôme. C’est tromper les jeunes que de tous les accueillir à la fac pour en fait les éliminer au compte goutte ou en faire des futurs chômeurs. En voulant se donner bonne conscience en acceptant tout le monde, on trompe tout le monde, on se trompe soi-même, et c’est préjudiciable pour l’avenir d’un pays.
Il faut donc un service qui permette de faire savoir aux élèves dans quelle branche ils sont sûrs d’avoir le plus de travail. Il faut limiter le nombre de places en fac, en fonction du niveau du futur étudiant, des postes disponibles à la sortie. On ne peut plus accueillir tout le monde. Il faut en finir avec cette démagogie. Je mets les pieds dans le plat, car il faut le faire. Trop d’étudiant vont à la fac pour aller à la fac, ou tout simplement parce que cela leur donne un statut, une protection, et qu’à côté ils travaillent comme des travailleurs, mais profitent de tous les avantages des étudiants. Il faut de suite mettre aux étudiants une carotte au bout du bâton. Il est impossible de faire payer les études supérieures en France, à la Fac, sinon, tout le monde est dans la rue. Je propose que les étudiants payent leur redoublement, au prorata des matières à repasser. Ils sont trop nombreux à polluer les salles de cours, à être des pseudos étudiants, et pompent un fric fou à la société, tout ce gâchis est dément. Si les étudiants payaient leur redoublement, ils ne seraient sans doute pas 30% à échouer dès la première année. On ne peut plus ce complaire dans ce laxisme, c’est toute l’excellence française qui en pâtit. On pourrait investir tellement d’argent dans nos universités s’il n’y avait pas ce gâchis.
D’autre part, un étudiant en classe prépa coûte bien plus cher qu’un étudiant en Fac, et il a des conditions de travail exceptionnel. Pourtant, la prépa, c’est gratuit. Mais statistiquement, les élèves de prépa sont issus des milieux les plus favorisés. On a donc une sorte de système où les moins riches payent pour les plus riches. Je n’ai pas vraiment de solutions, mais je pense qu’il va falloir réfléchir à comment palier cette incohérence.
On pourrait aussi créer une allocation autonomie pour les jeunes. Tout d’abord une allocation sous condition de ressources, en fonction du quotient familiale. Sans condition de ressource, je propose un système à l’allemande : une allocation qui en fait est un prêt à taux zéro tout au long de la scolarité. Par exemple, vous faites 5 années d’études, on vous donne 500 euros par mois d’allocations pendant la durée de vos études, vous les remboursez à taux zéro à partir du moment où vous êtes en CDI. Ou alors, vous commencez à vous les faire rembourser pendant vos études en participant à la fac ou dans des lycées à des heures de soutien scolaires, cours de TD, etc.
Je propose de rapprocher les grandes écoles et les universités (c’est le cas de l’ESCE, qui propose des double diplômes : Master Université et MBA grande école), car leurs méthodes d’enseignement sont complémentaires.
Recherche
Il faut faire progresser le budget de la recherche, au détriment de celui de l’armée, d’année en année.
Je propose des plans de recherche nationaux, qui regroupent les grandes écoles et les Fac.
Il faut obliger chaque université à augmenter de 10% par an leur nombre, sinon la part d’enseignants chercheurs.
Ségolène Royal avait proposé d’augmenter de 10% par an pendant 5 ans les crédits de la recherche publique, ce qui me paraissait opportun.
Il faut un plan national sur les OGM. Qu’on se le dire, on est bientôt 9 milliards sur terre, il va falloir trouver un moyen de pouvoir donner à manger à tous. Les OGM sont la seule solution à terme. Il faut, plutôt que de les utiliser bêtement, amplifier les recherches pour les utiliser à bon escient et en maîtriser leurs effets.
A vrai dire, la recherche, ce n’est pas trop mon truc. Mis à part les OGM, les nouvelles technologies, les manières d’engager la recherche dans telle ou telle structure, je sèche un peu. Là, je vous laisse un peu carte blanche, car franchement, c’est difficile de vouloir être calé sur tout...
Sur ce, je vous dis à bientôt sur le forum et sur la prochaine fiche !





14 commentaires:
Oula, j'ai tellement de chose à dire...
Sur beaucoup de choses, je suis d'accord. Pas forcément sur la façon de faire, disons que je pense qu'il faut refaire complétement pas mal de chose.
Je te mets seulement le point de désaccord , les langues. Je ne suis pas pour une suprématie de l'anglais. J'ai déjà écris un commentaires sur le blog de Maxime à ce sujet :
Hé oh, la France n’est pas les Pays Bas, n’est pas la Suède, etc.
1) Dans ces pays, les films sont en Version Originale Sous Titrée pour la simple est bonne raison que le doublage dans leurs langues nationales ne sont pas rentables
Ce n’est pas le cas en France.
2) Le français est une langue internationale (pour la diplomatie par exemple) et a longtemps était LA langue internationale !
3) Le français est une langue LATINE, pas Saxonne. Encore pire, le français est la langue qui contient le moins de sonorité, une langue pauvre “musicalement”. On dit souvent que le français eszt monotone, n’est pas chantant, etça a une conséquence : l’oreille des français n’est pas éduqué à entendre ses sonorités. Et comme les problèmes d’audition ont des conséquences sur la parole, cette non éducation en a également sur l’apprentissage des langues etrangères plus chantantes.
Il y a beaucoup de raison qui explique ce problème des langues.
J’en rajouterais une : on est chauvin, l’indépendance culturelle française est symbolisée par cette langue.
Personnellement, je crois en l’Esperanto comme langue de communication Européenne obligatoire dès la primaire. Je ferais un article pour expliquer, parce que les raisons sont nombreuses et mérite surement d’être mises en avant.
Pour les langues culturelles, elles doivent être des options, et les revalorisés. Apprendre à parler une langue est inutile quand il s’agit d’une langue culturelle, ce qui est utile par contre, c’est de comprendre la culture du pays, la façon dont les opinions publiques pensent etc. Cela ne se fait pas en 3h par semaine, et deux langues vivantes obligatoires avec plus d’heures ne sont pas possibles.
Pour le reste, je prépare un billet, voire plusieurs, parce que ça va être long ^_^'
lol,
Pas trop long Etienne, parce que t'envahi un peu le blog. Fais comme si t'étais en démocratie, laisse la parole aux autres !
Merci d'avance monsieur je sais tout !
Escuse, au moins quand je parle c'est pour proposer. Tout le monde ne peut pas dire la même chose. Et ne viens pas pourrir ce billet également avec tes messages de haine et de mépris à mon égard, je n'en vaut pas la peine.
Bien à toi.
j'accepte de le faire si tu acceptes de ne pas nous harceler de messages. Chaqun à le droit d'avoir des idées et tu nous as prouver a plusieurs reprises que les tienne laissait a désirer. Maintenant parenthèse fermer, parlons vrai...
Pour mettre tout le monde d'accord,
Homosapiens n'en veut pas a Etienne il essai de dire ce qu'il pense meme si ce n'est pas toujours sensé ne soit pas si outrageant
Etienne, même si on a beaucoup de chose a dire il faut savoir condensé. Fais le menage dans tes idées et ne redige que le principal ou l'utile.
A bientôt
Merci Mélanie
Pfffffffffffff non mais y'a des gens qui veulent toujours faire la police ici...libre de s'exprimer à tous!
Mélanie, je sais pas d'où tu sors mais participes au débat au moins, pourquoi tu devrais arbitrer une confrontation entre 2 personnes qui tu ne connais même pas.
Etienne, continues à exprimer tes idées, ne tiens pas compte d'Homosapiens...
J'attends donc ton prochain commentaire pour plus de développement.
Pour l'anglais, je ne suis pas forcément d'accord dans le sens où aujourd'hui, même si la France est encore une langue utilisée dans la diplomatie mondiale, l'anglais est indispensable et chaque collégien et lycéen français doit l'étudier à l'Ecole, mais d'une autre manière....
Bonjour Tim, reçu par l'abonnement Feedblitz, ça marche ! Je reviendrais lire, fiche a l'air complète, bine construite, comme d'hab. Rate five stars. A bientôt.
Salut Timothée,
sans vouloir faire "PS à l'ancienne" pourquoi tu ne tires pas des contributions thématiques de tes fiches en profitant du congrés
Amitiés
David
Pas mal la photo de Tim dans le parisien du jour!
Pourquoi les OGM sont la seule solution ? (la réponse je/tu n'en connais pas d'autre est évidemment sans fondement)
Parce que je n'en connais pas d'autre. ;)
Plus sérieusement, quand tu vois qu'aujourd'hui, le cours des matières premières explosent, c'est bien parce qu'il ya surcharge de la demande par rapport à l'offre, c'est du basique. Il faut donc abonder l'offre afin de retrouver des cours normaux, et faire en sorte que les gens puissent avoir accès à la nourriture, tout simplement.
Or, on ne peut pas produire plus, du moins, très difficilement, et la population ne cess de croître.
Il est temps de multiplier les recherches sur les OGM en Labo pour pouvoir démultiplier les capacités de production pour la nourriture.
Ce n'est pas une question de "fondement", mais je ne connais pas d'autre solution, et les anti OGM n'ont pas forcément d'autres solutions non plus. Si tu en as je suis curieux et te suis tout ouvert.
Bien à toi
L'anglais est indispensable si l'on ne sort pas de cette logique déculturaliste de la mondialisation.
Quand on a voulu un monnaie commune en Europe, on a crée l'Euro, on a pas pris le Mark allemand.
Dans l'idéal, l'utilisation comme langue Européenne obligatoire de L'Esperanto (dès le début de la scolarité).
Si ce n'est pas possible, alors oui, l'anglais s'impose, malheureusement...
Tim, tous les pays n'ont pas les rendements agricoles de la France. Si ce n'est plus possible de les augmenter en France, c'est encore possible dans beaucoup d'autres pays sans les OGM.
Mais de toute façon, on en aura besoin à terme. Donc tout à fait d'accord pour l'effort de recherche (public uniquement).
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