Cela faisait un certain temps que je ne vous avais plus proposé de fiches thématiques. Rassurez vous, je n’ai pas abandonné le projet. Pour preuve, voici la 4ème de la série, sur la sécurité et l’immigration.
Bon nombres d’entre vous me sont tombés dessus lorsque j’avais décidé d’associer ces 2 thèmes. Je le répète, ces 2 thèmes sont associés, non pas par amalgame ni quoique ce soit, mais simplement dans un sens pratique, quant à la conceptualisation de ces fiches, car tout ne se regroupait pas forcément sous 10 fiches...
D’autre part, l’immigration faisait partie, avant l’élection de Mr Sarkozy, du domaine du ministre de l’intérieur, avant la création malsaine d’un ministère dédié à sa cause. Je m’autorise donc un petit clin d’œil, car pour moi, les questions sur l’immigration relève avant tout de la politique intérieure de notre pays.
Sécurité :
Il est temps de montrer que le PS n’est pas un parti laxiste sur la question de la sécurité. Bien que la gauche ait toujours privilégié la prévention (je la privilégie toujours d’ailleurs, elle est notre marque de fabrique), elle doit progresser au niveau de la fermeté dans certains aspects que composent le volet qu’est la sécurité.
Cette phrase de Manuel Valls illustre parfaitement, pour moi, le juste équilibre à adopter en matière de sécurité :
Bon nombres d’entre vous me sont tombés dessus lorsque j’avais décidé d’associer ces 2 thèmes. Je le répète, ces 2 thèmes sont associés, non pas par amalgame ni quoique ce soit, mais simplement dans un sens pratique, quant à la conceptualisation de ces fiches, car tout ne se regroupait pas forcément sous 10 fiches...
D’autre part, l’immigration faisait partie, avant l’élection de Mr Sarkozy, du domaine du ministre de l’intérieur, avant la création malsaine d’un ministère dédié à sa cause. Je m’autorise donc un petit clin d’œil, car pour moi, les questions sur l’immigration relève avant tout de la politique intérieure de notre pays.
Sécurité :
Il est temps de montrer que le PS n’est pas un parti laxiste sur la question de la sécurité. Bien que la gauche ait toujours privilégié la prévention (je la privilégie toujours d’ailleurs, elle est notre marque de fabrique), elle doit progresser au niveau de la fermeté dans certains aspects que composent le volet qu’est la sécurité.
Cette phrase de Manuel Valls illustre parfaitement, pour moi, le juste équilibre à adopter en matière de sécurité :
« Etre intransigeant sur la sécurité ne signifie pas soupçonner indifféremment tous les habitants des quartiers populaires. Mais respecter ces quartiers implique de désigner ceux qui les détruisent, de l'intérieur comme de l'extérieur. »
Au niveau des quartiers, il me parait impératif de rétablir la police de proximité. C’était la seule manière de concevoir une implantation pérenne de la police dans tous nos quartiers. On pourrait aussi créer des instances ou conseils tripartites, en mettant en étroite collaboration la police de ces quartiers, les professeurs qu’ont les élèves issus de ces quartiers, et les éducateurs spécialisés et associations qui suivent ces jeunes.
Réprimer les multi récidivistes, c’est une chose, mais je crois qu’on devrait davantage s’atteler à déceler les problèmes à la racine, en réprimant fermement un individu, dès les premiers prémices d’une incivilité, afin d’éviter les récidivistes justement, et par conséquent les multirécidivistes.
Il faut trouver des alternatives à la prison, afin de désengorger nos centres de détentions qui sont pleins à craquer, qui entretiennent la criminalité, et qui ont tendance à devenir la véritable honte de notre République.
Pour cela, on doit créer des alternatives à la prison, pour les jeunes (des centres d’insertion, de rééducation et d’apprentissage par exemple, un peu comme ce qu’avait suggéré Ségolène Royal).
On pourrait aussi relancer et intensifier le travail d’intérêt général. Ce serait un outil pour désengorger les prisons, améliorer le fonctionnement de notre service public dans certains de ses aspects, et de réduire les délais entre la sanction et son exécution.
D’autre part, un trop grand nombre de victimes n’osent pas porter plaintes, pour diverses raisons. On pourrait simplifier le dépôt de plainte, avec un formulaire à remplir par Internet, à signer puis à envoyer, ou alors remplir le formulaire sur le net, puis se rendre au commissariat pour signer la plainte et/ou l’officialiser.
Immigration :
Concernant l’immigration il est évident pour moi que le parti socialiste doit se positionner différemment qu’il l’était jadis: porteur d’un discours évangéliste, à mon goût beaucoup trop compassionnel et en dehors de la réalité.
Il est clair qu’il faut lutter contre l’immigration clandestine. On ne peut plus prétendre vouloir accueillir tout le monde, car on en n'est pas capable, tout simplement. Pour moi, être de gauche, ce n’est pas prôner la bonne conscience et balancer des discours irréalistes. Être de gauche, c’est être honnête avec les immigrés, leur dire si l’ont peut les accueillir ou non.
Aujourd’hui, il est impossible de pouvoir accueillir tous ceux qui voudraient rejoindre le territoire français. Il faut se doter de structures capables d’aider les immigrés à s’intégrer durablement en France. Cela peut être sur la langue française, sa culture, etc.
Pour être honnête, je ne vois pas l’intérêt d’accueillir des immigrés si c’est pour les mettre dans des barres, sans aucun accès ni aucunes ressources pour s’intégrer, les laissant comme des laisser pour compte comme c’est le cas aujourd’hui.
Bien évidemment, il faut montrer que notre politique d’immigration est belle et bien différente de celle de la droite.
Pour moi, la manière dont la droite s’y prend, le fait de quantifier un objectif quant au nombre d’expulsés, c’est cynique et terriblement malsain. On ne peut pas parler de chiffres avec des êtres humains. Ils ne sont ni des marges, ni des résultats ou autres excédents brut d’exploitation, ils sont des Hommes. On doit effectivement en expulser un certain nombre. Mais pas de cette manière, pas en les piégeant à la sortie des écoles ou d’une autre manière encore plus malsaine. Contrôler l’immigration ne veut pas dire qu’on autorise la chasse à l’Homme.
Pour ma part, les premières victimes de l’immigration clandestine, ce n’est pas le petit travailleur français blanc, mais l’immigré lui-même, victime des filières de passeurs et de trafics d’être humains.
Vous l’aurez compris, pour moi, on ne doit pas s’en prendre directement aux immigrés si l’on veut réduire l’immigration clandestine, mais bel et bien prendre le problème à bras le corps, à la source.
C’est un peu comme si on devait davantage s’attaquer aux dealers de drogues plutôt que de s’acharner sur les consommateurs.
Je prône les régularisations au cas par cas :
- Régularisation automatique si l’immigré a un contrat de travail.
- Régularisation si l’immigré suit un programme d’intégration.
- Régularisation d’une famille si les enfants sont scolarisés.
- Régularisation après 10 ans de résidence
Je pense que l’on pourrait tous s’accorder à dire que la misère provoque l’immigration. La misère étant loin d’être anéantie en Afrique, l’immigration ne cessera de s’intensifier. Il faut par conséquent, et ce de toute urgence, en partenariat avec l’Union Européenne, mettre en place une politique de co-développement avec les pays d’origine qui puisse permettre, à terme, de donner à leurs habitants les chances et l’espoir de réussir dans leurs pays.





4 commentaires:
Cher Tim, excellente fiche qui ouvre de bonnes pistes : j'ai bien aimé dans la 1ère partie "sécurité" :
1) La phrase de Manuel Valls, empreinte de bon sens bien compris par les citoyens.
2) les travaux d'intérêt général qui ont des avantages certains pour les jeunes de 15 à 25 ans : réinsérer utilement, pédagogiquement, au sein même de la communauté civile, dans la réalité de la vie de tous les jours. Par ailleurs ça permet de "réparer" un peu en donnant de son temps, de côtoyer d'autres humains que ceux qui vous "rakettent moralement dans votre univers clos et glauque".
3) l'alternative à la prison (engorgée de 17 mille détenus de plus que ses capacités, soit 30% en saturation dans chaque cellule)c'est sans doute le bracelet électronique : je connais un gars, fonctionnaire dans une mairie qui le porte (ex dealer de drogue): ça lui a permis de se remettre dans le droit chemin, sans perdre tout repère et voir sa vie détruite. Il va enfin se marier, se stabiliser, se contenter des revenus de son salaire, et sans doute en générer d'autres pour améliorer son quotidien à la sueur de son front, par des ventes de vêtements achetés en gros au Sentier.
4) pour les multi-récidivistes : il faut serrer la vis : pas question de les laisser toiser avec arrogance flics et victimes. Pour ceux là, il faudra la prison ferme. ce qui n'empêche pas des prisons bien conçues.
5) la prévention dans les quartiers dits sensibles : là il faut réactiver l'éducation de proximité, la police-papa, et surtout les "frères aînés qui ont réussi" ! Ca en jette, ça donne des idées et des exemples. On l'a fait, mais pas assez du tout.
6) Pour les Français d'origine arabe en 2ème ou 3ème génération, qui vivent très mal leur mixité de culture, qui se rebellent contre "l'autorité à la française" confendant condition de vie et causes, qui encensent leur pays d'origine, leur culture d'origine qu'ils ne connaissent pas du tout, il faudra sans doute songer à leur "offrir un stage en ONG" sur place durant 6 mois minimum : quand ils verront dans quelles conditions vivent péniblement mais dignement les autochtones de là-bas, qui sont souvent sous des jougs autoritaires des pouvoirs en place, quand ils verront quels traitements sont réservés aux délinquants de là-bas, ils comprendront peut-être la chance inouïe qui les a fait naître en France : ils cesseront de râler, ils relativiseront. Il faut que le déclic du "choc de civilisation" se fasse dans leur mental.
7) je suis pour une immigration permettant un co-développement utile : un contrat de 5 ans maxi, permettant à un immigré d'apprendre nos us et coutumes tout en travaillant, en étant payé correctement (sans charges sociales, ni retraite, mais avec une sécu pour la durée de son séjour), avec un Livret d'Epargne (sur lequel l'Etat reverse l'équivalent des cotisations retraites et charges extra-Sécu) lui permettant - en sus de ses économies - de se faire un pécule intéressant, pour s'en retourner chez lui et construire un projet viable.
Ce contrat permet au travailleur de s'en retourner au pays une fois par an, durant ses 4 ou 5 semaines de vacances, et interdit le "regroupement familial" qui n'a pas lieu d'être : les immigrés clandestins qui viennent ici, vivent un enfer absolu - quand ils le comprennent, c'est trop tard : ils ne peuvent rentrer au Pays, peur de la honte rouge qui s'abattrait sur eux. Ce système de maxi 5 ans a le mérite de poser clairement la donne pour tout le monde.
A son retour, c'est son frère ou cousin ou qq'un de son village qui peut le remplacer, ce qui organisera localement le bonheur de le voir revenir, investir et céder sa place à l'enfant d'une autre famille.
Ce genre de coopération active permettrait de répondre aux besoins de certains secteurs d'ici de manière enfin légale, de dopper les économies des pays du Sud (le 1er investisseur là-bas sont les travailleurs clandestins et réguliers d'ici), de réguler notre immigration en l'autorisant conformément aux besoins France et/ou Europe, de donner à un maxi de gens du Sud davantage d'atouts (maîtrise de notre langue, ce qui lui permettrait de fonder des projets avec des Européens qui investissent là-bas..., compréhension de notre culture et autres spécificités...)
Bien à toi l'ami, Nihad.
"Je pense que l’on pourrait tous s’accorder à dire que la misère provoque l’IMMIGRATION. La misère étant loin d’être anéantie en Afrique, l’IMMIGRATION ne cessera de s’intensifier."
C'est histoire d'être pointilleux mais cette erreur de sens m'a fait hérissé les poils du bras : ta phrase voudrait dire que la misère d'un pays entraine l'arrivée de migrant à l'intérieur de ce pays, or il me semble que tu voulais dire que la misère provoque l'EMIGRATION des populations des pays où règnent la misère et donc l'immigration dans les pays comme la France.
Bien à toi,
BP
L'article est assez clair, mais tu ne sembles pas assez insister, à mon sens, sur le besoin d'immigrés auquel un pays comme la France est soumis. En effet dans plusieurs professions la main d'oeuvre est exclusivement ou presque composée de personnes issues de l'immigration légale ou non. Ces secteurs sont d'un degré de qualification que l'on pourrait estimer bas, meme s'il faut nuancer cela en rappelant que ce sont des métiers qui demandent une qualité essentielle qui se perd, le courage.
Cela permet de rebondir sur les arguments d'une partie de la droite partisane d'une immigration choisie avec un ligne de mire un systeme à la canadienne ou il faut chercher son boulot avant d'arriver sur la "terre promise".. Cela n'est en fait pas forcément la solution idéale pour la France puisque c'est dans les secteurs a faibles qualification ou l'on necessite de la main d'oeuvre..
A mediter
Sinon sur la fermeté de la gauche, je pense que ce serait une bonne chose. Oui l'éducation, et donc la prévention, est la priorité nationale, mais il faut savoir poser des limites, et c'est pourquoi je pense que le code pénal et l'application des peines seraient a reformer.. la violence gratuite non sanctionnée est une honte aux pays des droits de l'homme, tout comme les grands scandales financiers ou les protagonistes s'en sortent avec du sursis et des amendres de quelques centaines de milliers d'euros, en somme rien pour ces gens la...
Enregistrer un commentaire