Conseil du mois : Failand.fr

Vous connaissez sans doute Facebook, le principal réseau social sur le web, qui compterait environ 175 millions d'utilisateurs à ce jour.
Mais connaissiez-vous Failbook? Un dérivé de Facebook, qui reprennait le concept des "status", de Facebook, mais en mettant en avant les personnalités politiques françaises.
Bref, de l'humour et du second degré mise à jour quotidiennement qui n'a pas plus à l'administration de Facebook, obligeant Failbook à changer de nom, et accessoirement de fermer le site.
Depuis quelques mois on retrouvait les créateurs de Failbook sur "F(censuré)book".

Moins lu et peu alimenté, le site ferme pour en ouvrir un autre, que je vous conseille vivement: Failand.

Ce nouveau site satirique se veut être "un condensé des petits et grands échecs de la classe politique française vus à travers le prisme du phénomène des réseaux sociaux."

Quelques nouveautés sur le nouveau site : on peut consulter les profils "failand" des personnalités citées, on peut aussi contribuer (on sait jamais, certains d'entre vous sont peut-être drôles, ou ont sûrement quelques vannes sympas à proposer?). Clou du spectacle : Un espace "Touitteur" a été créé, parodiant le célèbre service de micro blogging, Twitter.

Sur Failand, la plupart des statuts mis à jour des personnalités possèdent des liens vous envoyant vers la source (dépêche AFP, déclarations officielles, articles de presse, etc.) expliquant souvent les raisons d'un tel statut.

Allez-y et amusez vous bien...!

Sondage du mois : point sur les Européennes

Comme vous le savez, les élections Européennes ont lieu au mois de juin prochain, et mine de rien, c'est dans 4 mois.
J'ai trouvé ce sondage IFOP relayé par un blogueur modémiste.

On y découvre que :

- Malgré une crise profonde, un président à 39% à peine d'opinion favorable, l'UMP, si le scrutin avait lieu dimanche prochain, serait en tête avec 26% des voix.

- Le PS paye les fruits de la division, avec un score, certes honorable, mais bien en dessous de ce que l'on devrait obtenir compte tenu du contexte actuel, de 23%.

- Le Modem pourrait se refaire une santé. Il pique sans doute une partie de ses voix à gauche. Le mode de scrutin basé sur la proportionnelle lui est taillé sur mesure. Au PS donc d'être vigilant pour rester LE parti de l'alternative. Avec 14,5% d'intention de vote, le Modem pourrait avoir fière allure, et malgré les départs de quelques adhérents très engagés, il s'en sortirait bien.

- Le front de gauche, alliance entre le PdG de Mélenchon et le Parti Communiste ferait 4% des voix. Preuve en est que malgré un effet de synergie du à l'union, un contexte favorable, le PC et ses alliés sont en état de mort cérébrale.

- Les verts sont crédités d'un score de 7%. Cela paraît bien mieux que les 1.4% réalisés lors de la dernière élection présidentielle. Mais les Européennes sont le scrutin où les verts font le plein (tant au niveau du score que de la crédibilité). À mon avis, Dany Cohn-Bendit y est pour beaucoup. Là aussi, un bon score des verts est préjudiciable pour le PS, étant donné que le PS ne ferait pas le plein où il est censé le faire.

- Le FN est pronostiqué à 6%. C'est marrant, je m'attendais à pire. On verra le jour-j. Quoiqu'il en soit, il faut s'attendre à un scrutin qui marque un réel essoufflement du parti frontiste, voire même à une division, puisque des listes dissidentes seraient en cours de préparation, dans le nord notamment.

- Le NPA, qui partira sans doute tout seul avec un Besancenot, non pas en tête de liste parce qu'il ne veut pas avoir de responsabilité, mais comme porte parole, est crédité de 9%. Entre nous, ça fait beaucoup, surtout qu'on ne l'entend pas beaucoup en ce moment mais bon... Ils feraient le score que le PC devrait faire, mais le PC ayant décidé de ne se consacrer qu'à l'organisation de la fête de l'huma depuis 2002, le facteur en profite et il a bien raison. Dans ces 9%, combien votaient PS ne serait-ce qu'en 2007?

- Lutte Ouvrière serait créditée de 3%, comme quoi, ils existent encore.

- N'ont pas d'opinion : 8%. Je pense qu'on s'en fout, eux aussi d'ailleurs.

Pas d'information sur le possible score des représentants d'Alternative Libérale... mince alors, le sondage est tronqué!

Ce sondage nous montre que malgré un score très faible de la droite (26+6= 32%), une gauche à 45%, le PS serait incapable de finir en tête du scrutin alors que tous les ingrédients sont là pour avoir un PS à 30-35% et une gauche à 60%.
Si le néo-libéralisme est en situation d'échec, la gauche dans son ensemble échoue à apporter les réponses nécessaires au malaise actuel de notre société.
Dommage.
Espérons que la réconciliation au PS dont tout le monde parle aura des effets bénéfiques. En attendant, il va falloir se bouger!

Et si on interdisait les stages en entreprises?

Je réagis ici suite à un billet d'Abadinte. A la fin de son billet, il pose l'affirmation suivante : 

"Les stages sont des trappes à l'embauche puisque payer un stagiaire 300€/mois sera toujours moins cher que de payer un salarié 3000€/mois. Et le travail sera pourtant fait. Et c'est pourquoi certains se retrouvent au chômage aujourd'hui."

Je partage cette opinion. Aujourd'hui, alors que beaucoup de jeunes diplômés sont au chômage (j'en profite au passage pour saluer mes copains de promo qui galèrent...), d'autres sont en stage.

Du travail, il y en a, ce n'est pas cela qui manque, même si on peut comprendre qu'il y ait une diminution de l'activité, il y a du boulot.

Seulement, le boulot, ce sont des jeunes, rémunérés 300 euros par mois, sans ticket restaurant, sans congés, explosant n'importe quel quota horaire qui le font.

On prend un stagiaire pour créer un poste, et quand le poste est rentable, dans le meilleur des cas on embauche, dans de nombreux cas, bah... on prend un autre stagiaire et on demande au stagiaire précédent de le former.

Sinon, on prend un stagiaire pour couvrir un congé maternité, ou couvrir le poste de quelqu'un qu'on a viré.

Puisque les jeunes n'ont pas le choix, autant ne pas laisser le choix aux entreprises:

Je propose qu'on interdise les stages de plus de 3 mois.

Car ce qui pose problème, ce ne sont pas les stages de courtes durées qui permettent de valider une licence ou un BTS, mais ceux de longues durées, qui permettent aux entreprises d'avoir quelqu'un de formé, de rigoureux, d'opérationnel, motivé comme jamais, pour 300 euros par mois.

Si l'on interdit les stages, et bien il faut réfléchir à un nouveau dispositif :

==> On autorise toujours l'apprentissage, car l’apprenti a un salaire, un statut respectable et cotise pour sa retraite. Souvent, l'entreprise paye toute ou partie de la formation du jeune en alternance. De plus, un poste en apprentissage étant à mi-temps, un stagiaire temps plein ou un salarié temps plein ne peut l'occuper.

==> Plutôt que des stages de longues durées, on impose le système de césure pour les grandes écoles ou Universités, pour l'obtention du Bac+5. Ce système donne la possibilité à un étudiant d'avoir un vrai contrat pendant un an, voire plus, et est souvent pris en compte dans la validation de certains crédits ECTS indispensables pour l'obtention du diplôme.

Les entreprises auraient donc le choix entre :

- Embaucher et donc payer un salarié comme il se doit, entre 2000 et 3000 euros brut par mois.

- Prendre un étudiant en césure, certes moins qualifié, mais surmotivé et toujours moins "cher", puisqu'il ne demanderait qu'un salaire compris entre 1200 et 1800 euros net en moyenne.

- N'autoriser le stage pour un étudiant que s'il est effectué à l'étranger. Dans ce cas précis, on comprend qu'un stagiaire soit moins rémunéré puisqu'il parle moins bien la langue, est moins imprégné de la culture, etc.

Je vous entend déjà me dire : "Et les PME?"

Demandez à tous vos amis qui ont galéré de stages en stages, ils vous diront que la plupart du temps, ils travaillaient (car un stagiaire travaille, je précise) dans de grands groupes. Il y a certains groupes où certains services sont composés en totalité ou quasi totalité de stagiaires...

Pour les PME, le problème n'est pas là, il est même plus important que d'être stagiaire ou pas. Des dispositifs d'aide à l'embauche, bien plus importants, devraient être mis en place.

Bref, à méditer...

 

Valls propose une alternative à la suppression de la Taxe Professionnelle

Alors que la toile couvre davantage le lancement du NPA et ses premiers couacs, d’autres, comme Manuel Valls, prennent à cœur leur devoir de parlementaires qui ne consiste pas qu’à critiquer, mais aussi et surtout à formuler des alternatives crédibles et réalistes.

S’il doit exister un des leviers les plus importants pour pouvoir mener à bien une politique autrement, c’est évidemment celui de la fiscalité.

En réaction au discours (allez donc ici pour comprendre pourquoi je préfère dire discours à interview) de Nicolas Sarkozy du 5 février dernier, le Député Maire d’Evry s’insurge à juste titre de l’absurdité de la suppression de la taxe professionnelle prévu pour 2010.

Manuel Valls met en exergue le lien indispensable que constitue cette taxe pour mettre en œuvre une stratégie économique durable entre les entreprises et les collectivités locales.

Plutôt que de s’opposer diaboliquement comme l’auraient fait sans doute bon nombre de ses « camarades », Valls propose la modernisation de la taxe professionnelle par une fusion de cette taxe avec l’impôt sur les sociétés.

Il est vrai que pour beaucoup d’entreprises, la taxe professionnelle est un instrument qui dissuade le désir d’investir ou d’embaucher.

Le fait de fusionner les deux taxes permettrait de donner plus de légitimité à une proposition socialiste, celle de conditionner l’IS sur les bénéfices réinvestis.

Sarko Show : analyse et critique

En chute libre dans les sondages, chahuté depuis le 29 janvier dernier, il fallait bien un prime time à notre Président pour se remettre dans le droit chemin. On peut dire qu’il avait mis les moyens, entre un plateau tout beau, un prompteur discrètement planqué et utilisé avec parcimonie (pour les quelques rappels techniques qu’il avait à donner), et un nouveau concept : celui de « journaliste figurant ». En gros, vous vous faites interviewer par un groupe de journalistes, comme d’habitude, sauf que vous en choisissez un qui ne dira rien, sauf pour conclure l’émission (on n’est pas journaliste pour rien !). Laurence Ferrari a parfaitement endossé ce rôle hier soir.

Au niveau du fond :

Les intérêts 2009 de l’argent prêté aux banques serviraient à financer des « projets de politique sociale ». Quels types de projets ? À quelle échéance ?

Pour Sarkozy, ces intérêts représenteraient 1,4 milliards d’euros. Certes, mais il oublie que l’Etat a du lui-même emprunter l’argent qu’il a prêté aux banques. L’Etat a donc aussi sa part d’intérêts à payer de son côté, soit environ 700 millions d’euros fin 2009.

Par rapport à la réforme du lycée ? Rien, à part nous dire que Darcos faisait du bon boulot...

Concernant son plan de relance, Sarkozy ne donne aucun pronostic ni garantie sur le nombre de créations d’emplois qu’il créerait. À la limite, ça me paraît logique. Quand on fait un plan de relance sur l’offre, il faut attendre 2-3 ans pour voir les effets. Il paraît évident qu’il y aura de fortes destructions d’emplois dans le privée sur 2009 et 2010. C’est ici où une part de relance sur la consommation aurait été plus utile, comme le proposent les socialistes : atténuer les réductions de postes, maintenir un taux de croissance positif afin que les effets de la relance par l’offre en soient plus bénéfiques par la suite.

Je me permet de citer le Président : "Personne ne sait exactement combien ça va créer d'emplois mais on sait que ça donne du travail."

Pour rappel, voici le principe de base de l’économie : l’avenir est aléatoire et incertain.

Sarkozy semble être encore plus fort que l’avenir, puisqu’il « sait » déjà.

Il propose ensuite d’indemniser davantage le chômage partiel. Cela me paraît évident, tant il risque d’y en avoir, du chômage partiel. Une manière comme une autre de maintenir (ou de subventionner) des emplois qui n’ont pu lieu d’être, faute d’activité.
 
En bon homme de droite, Sarkozy refuse d’augmenter le SMIC, pour ne pas laisser plus de 80% de salariés de côtés. Tant qu’à faire, autant que ce soit 100%, il n’y aura pas de jaloux.
 
L’annonce de la soirée intervient peu après 21h : "On supprimera la taxe professionnelle en 2010."

Ce qui va coûter 8 milliards d’euros tout de même. Pour les trouver, un nouvel impôt devra être instauré par les collectivités locales. Jusqu’ici, la taxe professionnelle était le seul des 4 impôts directs perçu par les collectivités locales qui fût supporté par les entreprises, les 3 autres étant à la charge des ménages. Comprenez donc que les ménages devront désormais payer la taxe professionnelle, par l’instauration d’une nouvelle taxe.

Par rapport à la baisse de la TVA proposée par les socialistes, Sarkozy fait de suite la comparaison avec l’Angleterre. Dans leur plan de relance, les anglais ont baissé la TVA, il est vrai, et la consommation baisse. Sarkozy y voit un lien, expliquant que quelques points de TVA ne vont pas inciter les français à consommer puisque la baisse de la consommation est due à l’inquiétude quant à l’avenir.

Ce que Sarkozy oublie de préciser, c’est qu’il n’est point judicieux de comparer la situation au Royaume-Uni par rapport à la France, le Royaume-Uni se trouvant, avec les USA, à l‘épicentre de la crise économique. Le pays a donc été touché plus directement, depuis plus de temps, et surtout plus en profondeur par la crise financière.
Pire, pour se dédouaner de toute responsabilité par rapport à son refus d’agir sur la TVA, Sarkozy reporte la faute sur l’Europe, prenant une anecdote qu’il extrapole pour généraliser le problème : « Rendez-vous compte que le taux de TVA n’est que de 5.5% sur le chocolat noir alors qu’il est de 19.6% sur le chocolat au lait »

Dois-je en déduire que nous devrions bouffer plus de chocolat noir ?

Au niveau de la suppression de postes dans la fonction publique, je suis d’accord, ça me paraît vital à long terme. Mais en situation de crise, ça ne coûterait pas grand-chose de lever un peu le pied...

Duhamel évoque ensuite Obama, on sent un Sarkozy agacé, il botte en touche. Moment jouissif : Duhamel insiste « Mais qu’est-ce que vous en pensez, VOUS ? ». Un peu plus et Sarkozy lui sautait à la gorge. Il est évident que l’ascension et le succès d’Obama fait de l’ombre à Sarko. L’absence de leader sur la scène international depuis des mois et le vide institutionnel aux USA pendant le conflit Israélo-palestinien avait permis à Sarkozy de s’imposer (du moins d’essayer de) comme Président du monde, ou comme l’homme providentiel. Mais depuis, il y a eu Obama, et ça, il n’aime pas.

C’est tout pour le fond. Pour la forme (et plus si affinités), je vous conseille d’aller par-là, c’est du bon. De son côté, Dagrouik décompose l'ensemble des mensonges que notre Président nous a balancé hier soir.

Back to business

Pas évident de trouver l'inspiration en ce moment, ma copine entamant une phase de traitements intensifs qui durera au minimum 2 mois pour soigner une tumeur au cerveau...
Je vais tout de même tenter petit à petit de m'y remettre!

Je vais commencer par une petite blogoscope, de quelques articles sympas que j'ai pu lire ici ou là sur la blogosphère.

Alors, pour commencer, l'ami Nicolas buzz sur la création d'un blog coopératifs (femmes engagées) rassemblant quelques "blogs de meufs" parmi les plus "zinfluents" de la bogosphère. Voilà une jolie intitiative. À mon tour donc de buzzer là-dessus! Souhaitons leur bonne chance.

Pour les amoureux du second degré, le comité Désir de Revanche rappelle dignement qu'aujourd'hui est le premier anniversaire de l'intervention de N. Sarkozy à l'usine Arcelor-Mittal de Gandrange. Un grand moment, if you remember...

Sur l'île de Ré, on nous propose le CV d'Eric Woerth, le comptable du gouvernement, allez voir, on se fait plaisir chez les Woerth.

Jeudi, notre cher Président nous fera une intervention télévisée, probablement pour nous dire combien il est trop fort. J'aimerai quand même bien savoir ce qu'il répondrait si on lui posait ces 9 questions proposées par Juan de Sarkofrance...

Chez Fafa, dont le blog est loin d'être mauvais, on découvre la répartition des temps de parole consacrés à la droite et l'opposition entre juillet 2007 et septembre 2008... on se rend compte un peu plus dans quelle démocratie nous vivons (devrais-je plutôt dire monocratie?).

Je vous invite aussi à lire ce délicieux article de Dagrouik, en réaction au préfet remercié récemment, "coupable" d'avoir laissé des manifestants s'approcher du roi.

Pour terminer, une petite vidéo exquise, trouvée chez l'ami Croix-Roussien. Enjoy...