Conseil du mois : Failand.fr
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Sondage du mois : point sur les Européennes
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Et si on interdisait les stages en entreprises?
Je réagis ici suite à un billet d'Abadinte. A la fin de son billet, il pose l'affirmation suivante : "Les stages sont des trappes à l'embauche puisque payer un stagiaire 300€/mois sera toujours moins cher que de payer un salarié 3000€/mois. Et le travail sera pourtant fait. Et c'est pourquoi certains se retrouvent au chômage aujourd'hui." Je partage cette opinion. Aujourd'hui, alors que beaucoup de jeunes diplômés sont au chômage (j'en profite au passage pour saluer mes copains de promo qui galèrent...), d'autres sont en stage. Du travail, il y en a, ce n'est pas cela qui manque, même si on peut comprendre qu'il y ait une diminution de l'activité, il y a du boulot. Seulement, le boulot, ce sont des jeunes, rémunérés 300 euros par mois, sans ticket restaurant, sans congés, explosant n'importe quel quota horaire qui le font. On prend un stagiaire pour créer un poste, et quand le poste est rentable, dans le meilleur des cas on embauche, dans de nombreux cas, bah... on prend un autre stagiaire et on demande au stagiaire précédent de le former. Sinon, on prend un stagiaire pour couvrir un congé maternité, ou couvrir le poste de quelqu'un qu'on a viré. Puisque les jeunes n'ont pas le choix, autant ne pas laisser le choix aux entreprises: Je propose qu'on interdise les stages de plus de 3 mois. Car ce qui pose problème, ce ne sont pas les stages de courtes durées qui permettent de valider une licence ou un BTS, mais ceux de longues durées, qui permettent aux entreprises d'avoir quelqu'un de formé, de rigoureux, d'opérationnel, motivé comme jamais, pour 300 euros par mois. Si l'on interdit les stages, et bien il faut réfléchir à un nouveau dispositif : ==> On autorise toujours l'apprentissage, car l’apprenti a un salaire, un statut respectable et cotise pour sa retraite. Souvent, l'entreprise paye toute ou partie de la formation du jeune en alternance. De plus, un poste en apprentissage étant à mi-temps, un stagiaire temps plein ou un salarié temps plein ne peut l'occuper. ==> Plutôt que des stages de longues durées, on impose le système de césure pour les grandes écoles ou Universités, pour l'obtention du Bac+5. Ce système donne la possibilité à un étudiant d'avoir un vrai contrat pendant un an, voire plus, et est souvent pris en compte dans la validation de certains crédits ECTS indispensables pour l'obtention du diplôme. Les entreprises auraient donc le choix entre : - Embaucher et donc payer un salarié comme il se doit, entre 2000 et 3000 euros brut par mois. - Prendre un étudiant en césure, certes moins qualifié, mais surmotivé et toujours moins "cher", puisqu'il ne demanderait qu'un salaire compris entre 1200 et 1800 euros net en moyenne. - N'autoriser le stage pour un étudiant que s'il est effectué à l'étranger. Dans ce cas précis, on comprend qu'un stagiaire soit moins rémunéré puisqu'il parle moins bien la langue, est moins imprégné de la culture, etc. Je vous entend déjà me dire : "Et les PME?" Demandez à tous vos amis qui ont galéré de stages en stages, ils vous diront que la plupart du temps, ils travaillaient (car un stagiaire travaille, je précise) dans de grands groupes. Il y a certains groupes où certains services sont composés en totalité ou quasi totalité de stagiaires... Pour les PME, le problème n'est pas là, il est même plus important que d'être stagiaire ou pas. Des dispositifs d'aide à l'embauche, bien plus importants, devraient être mis en place. Bref, à méditer...
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Valls propose une alternative à la suppression de la Taxe Professionnelle
Alors que la toile couvre davantage le lancement du NPA et ses premiers couacs, d’autres, comme Manuel Valls, prennent à cœur leur devoir de parlementaires qui ne consiste pas qu’à critiquer, mais aussi et surtout à formuler des alternatives crédibles et réalistes.
S’il doit exister un des leviers les plus importants pour pouvoir mener à bien une politique autrement, c’est évidemment celui de la fiscalité.
En réaction au discours (allez donc ici pour comprendre pourquoi je préfère dire discours à interview) de Nicolas Sarkozy du 5 février dernier, le Député Maire d’Evry s’insurge à juste titre de l’absurdité de la suppression de la taxe professionnelle prévu pour 2010.
Plutôt que de s’opposer diaboliquement comme l’auraient fait sans doute bon nombre de ses « camarades », Valls propose la modernisation de la taxe professionnelle par une fusion de cette taxe avec l’impôt sur les sociétés.
Il est vrai que pour beaucoup d’entreprises, la taxe professionnelle est un instrument qui dissuade le désir d’investir ou d’embaucher.
Le fait de fusionner les deux taxes permettrait de donner plus de légitimité à une proposition socialiste, celle de conditionner l’IS sur les bénéfices réinvestis.
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Sarko Show : analyse et critique
En chute libre dans les sondages, chahuté depuis le 29 janvier dernier, il fallait bien un prime time à notre Président pour se remettre dans le droit chemin. On peut dire qu’il avait mis les moyens, entre un plateau tout beau, un prompteur discrètement planqué et utilisé avec parcimonie (pour les quelques rappels techniques qu’il avait à donner), et un nouveau concept : celui de « journaliste figurant ». En gros, vous vous faites interviewer par un groupe de journalistes, comme d’habitude, sauf que vous en choisissez un qui ne dira rien, sauf pour conclure l’émission (on n’est pas journaliste pour rien !). Laurence Ferrari a parfaitement endossé ce rôle hier soir.
Au niveau du fond :
Les intérêts 2009 de l’argent prêté aux banques serviraient à financer des « projets de politique sociale ». Quels types de projets ? À quelle échéance ?
Pour Sarkozy, ces intérêts représenteraient 1,4 milliards d’euros. Certes, mais il oublie que l’Etat a du lui-même emprunter l’argent qu’il a prêté aux banques. L’Etat a donc aussi sa part d’intérêts à payer de son côté, soit environ 700 millions d’euros fin 2009.
Par rapport à la réforme du lycée ? Rien, à part nous dire que Darcos faisait du bon boulot...
Concernant son plan de relance, Sarkozy ne donne aucun pronostic ni garantie sur le nombre de créations d’emplois qu’il créerait. À la limite, ça me paraît logique. Quand on fait un plan de relance sur l’offre, il faut attendre 2-3 ans pour voir les effets. Il paraît évident qu’il y aura de fortes destructions d’emplois dans le privée sur 2009 et 2010. C’est ici où une part de relance sur la consommation aurait été plus utile, comme le proposent les socialistes : atténuer les réductions de postes, maintenir un taux de croissance positif afin que les effets de la relance par l’offre en soient plus bénéfiques par la suite.
Je me permet de citer le Président : "Personne ne sait exactement combien ça va créer d'emplois mais on sait que ça donne du travail."
Pour rappel, voici le principe de base de l’économie : l’avenir est aléatoire et incertain.
Sarkozy semble être encore plus fort que l’avenir, puisqu’il « sait » déjà.
Par rapport à la baisse de la TVA proposée par les socialistes, Sarkozy fait de suite la comparaison avec l’Angleterre. Dans leur plan de relance, les anglais ont baissé la TVA, il est vrai, et la consommation baisse. Sarkozy y voit un lien, expliquant que quelques points de TVA ne vont pas inciter les français à consommer puisque la baisse de la consommation est due à l’inquiétude quant à l’avenir.
Duhamel évoque ensuite Obama, on sent un Sarkozy agacé, il botte en touche. Moment jouissif : Duhamel insiste « Mais qu’est-ce que vous en pensez, VOUS ? ». Un peu plus et Sarkozy lui sautait à la gorge. Il est évident que l’ascension et le succès d’Obama fait de l’ombre à Sarko. L’absence de leader sur la scène international depuis des mois et le vide institutionnel aux USA pendant le conflit Israélo-palestinien avait permis à Sarkozy de s’imposer (du moins d’essayer de) comme Président du monde, ou comme l’homme providentiel. Mais depuis, il y a eu Obama, et ça, il n’aime pas.
C’est tout pour le fond. Pour la forme (et plus si affinités), je vous conseille d’aller par-là, c’est du bon. De son côté, Dagrouik décompose l'ensemble des mensonges que notre Président nous a balancé hier soir.
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