Une chaîne pour lancer la campagne des européennes?

Aujourd'hui, on est exactement à J-69 des élections européennes qui se dérouleront le dimanche 7 juin prochain en France. Avec certains de mes camarades blogueurs, nous avons décidé de lancer une chaîne, reprenant les 71 propositions que comporte le PES Manifesto, projet commun réalisé par l'ensemble des socialistes européens.

Ainsi, je démarre avec la première proposition, avant de taguer un autre blogueur qui vous proposera la deuxième proposition sur son blog, puis taguera un autre blogueur pour une autre proposition, etc, etc.

Voici donc la premère proposition du MANIFESTO :

01. Relancer l’économie et éviter le retour des crises financières 

Nous proposons de réformer les marchés financiers, en prenant appui sur les réflexions déjà développées dans l’Union européenne et au niveau mondial. Le nouveau système de règles doit couvrir tous les acteurs financiers. Il doit être fondé sur la transparence et l’information publique de tous les intervenants. Il doit comporter des obligations précises sur les fonds propres requis de tous les acteurs financiers, et des limites strictes aux niveaux d’emprunts évitant la création de situations d’endettement incontrôlable. Des limitations sont également nécessaires sur les rémunérations et primes des dirigeants d’entreprise, qui doivent refléter les pertes comme les bénéfices. Des contrôles seront à instaurer pour empêcher les conflits d’intérêt. Il faut assurer aux salariés le plein exercice de leur droit à l’information et à la consultation lors de tout rachat d’entreprise, et aux salariés inclus dans des fonds de pension le droit de contrôler comment leur argent est investi. Le système européen de supervision des marchés financiers doit être considérablement renforcé : les institutions financières doivent faire apparaître sur leurs bilans tous les risques qu’elles ont souscrits. La vente à découvert n’a fait qu’aggraver la crise et elle doit être éliminée par les instances de régulation. Les fonds spéculatifs et les fonds privés d’investissement doivent faire l’objet d’un contrôle et d’une régulation plus efficaces, dont les principes-clé seront l’obligation de transparence sur leurs actifs et leurs règles de contrôle, des dispositions impératives d’information des investisseurs sur les risques, une limitation au financement par l’endettement et des restrictions sur leurs acquisitions.

Pour prendre connaissance de la 2ème proposition du MANIFESTO, je vous renvoie chez Abadinte, à qui je passe le témoin...

Je vous rappelle aussi que le PS a déjà lancé son site de campagne pour les européennes.

Quand Valls se démarque, les démagos sont de sortie

Je reviens ici sur la tribune parue sur le blog de mon « maître à penser », qui est clairement la personne pour qui j’ai envie de rester au PS : Manuel Valls. Il critique le ton exagéré du livre dernièrement sorti par le PS sur les libertés individuelles (livre que vous pouvez télécharger ici). Il ne dit pas être contre ce livre ni ce qu’il s’y dit, mais dénonce simplement le caractère démagogique qui peut lui être connoté, et le manque de propositions et d’alternatives qu’on y trouve. C’est sans doute le reproche que l’on a le plus entendu d’ailleurs, par rapport à cet ouvrage : son manque de réponses.

Le message de Valls est pourtant clair : « Nos critiques (...) seront d’autant plus audibles qu’elles s’appuieront sur un projet global d’approfondissement de notre démocratie ». En d’autres termes : ça ne sert à rien de critiquer ou de s’opposer systématiquement si en face, nous n’avons rien à proposer. Il me semble que notre camarade Manuel voit juste, puisqu’il s’agit là de l’un des aspects de notre comportement qui nous est souvent reproché.

De son côté, c’est Claude Bartolone qui réagit comme un éternel chien de garde à chaque fois que quelqu’un « ose » critiquer ou mettre quelconque réserve vis-à-vis de l’orientation actuelle du parti, fustigeant Valls et lui reprochant de n’avoir « rien à proposer » ou encore de « refuser de contribuer à l’œuvre collective de son parti ».

« L’œuvre collective »...voilà qu’on sort les grands mots. Si la situation actuelle du PS, l’ambiance au bureau national, la manière dont les listes pour les européennes ont été conçues, l’image des socialistes aux yeux des français, le monumental bide du Zenith, sont le fruit d’une « œuvre collective », alors on est mal.

Valls n’aurait donc « rien à proposer » d’après Mr Bartolone. Je pense que notre camarade, Président du Conseil Général de Seine Saint Denis pourrait au moins avoir la décence de lire le texte de Manuel Valls avant de le critiquer. Si Mr Bartolone a lu la tribune de Valls, alors cela s’appelle de la mauvaise foi.

Car on y trouve des réponses, ou du moins, des pistes de réflexions, quant à la question de l’immigration (« nous devons proposer une autre politique de l'immigration, réaliste, maîtrisée, basée sur des critères partagés par tous »), sur le travail législatif (« nous devons dénoncer les approches managériales des problèmes qui sacrifient la réflexion sur les fins au profit de l'efficacité des moyens »).

Sur la question des libertés, Manuel Valls est encore une fois, on ne peut plus clair : « nous devons refuser le faux choix entre la liberté et la sécurité », ou encore « la gauche devrait savoir que les mécanismes de contrôle (...) fonctionnent avec la participation – pour ne pas dire la complicité – de tous ».

Son orientation est claire, et en phase avec la dynamique progressiste qui a toujours animé celle du Parti Socialiste. La différence réside dans le ton, puisqu’en voulant sortir du système de l’opposition systématique et frontale, Manuel Valls souhaite rendre plus pertinent le clivage politique qui nous oppose à la droite, plus palpable pour le citoyen, afin de lutter contre ces réflexes gauchistes comme la droite peut avoir ses réflexes réactionnaires. Réflexes qui jusqu’ici nous ont bloqué dans des postures passéistes, nous empêchant de faire notre mutation, cette rénovation nécessaire pour enfin définir une gauche du 21ème siècle.

Manuel Valls ne critique pas forcement l’idée de faire un ouvrage sur les libertés, mais simplement le ton de cet ouvrage, trop obsessionnel à son goût et à la limite de la paranoïa. Il rappelle surtout implicitement que les libertés ne représentent pas la priorité des français quant à leurs incertitudes à l’heure actuelle. Cette intuition me semble être la bonne, quand on constate le peu de monde qui s’est déplacé au Zenith dimanche dernier (moins de 1000 personnes). Il semble clairement que les français attendent les socialistes sur la crise économique et non sur la question des libertés.

La réaction du député de l’Essonne par rapport à l’ouvrage sur les libertés du PS n’est absolument pas une forme de soutien quant à la politique de Nicolas Sarkozy, mais bel et bien une proposition de réorientation d’un discours d’opposition qui aujourd’hui ne porte pas.

D’autre part, les réactions de mépris que l’on peut trouver sur la toile par rapport aux propos de Valls me font doucement rire (les pires sont celles que l'on peut lire à la suite de sa tribune dans l'espace réservé aux commentaires). La direction actuelle, qui était quasiment la même depuis l’élection de Sarkozy, avait toute la liberté de faire son travail et de s’opposer de manière constructive plutôt que de ne se focaliser que sur leurs egos en vue du congrès. Qu’ils ne s’étonnent pas si aujourd’hui, les libertés sont en recul.

Le PS est un parti qui dit tolérer la démocratie et la liberté d’opinion, malheureusement, il s’enflamme quand l’un des siens conteste la ligne officielle. Mais où est le débat d’idée si l’invective est la règle ?

J’ai malheureusement bien peur que depuis le congrès, rien n’ait vraiment évolué, et que le PS, derrière l’antisarkozysme, cache une nouvelle fois un vide de pensée. Manuel Valls, face à tous ces apparatchiks qui n’hésitent pas à dégainer lorsqu’un camarade est en désaccord, a le courage d’être objectif et de dire ce qu’il pense.

Mrs Hamon, Bartolone et consorts devraient se mettre dans la tête que ce n’est pas l’antisarkozysme qui nous amènera aux affaires (il a déjà échoué en mai 2007) mais uniquement un programme et une ligne politique claire. Il est évident que c’est bien plus facile de diaboliser l’autre au nom de soit disant bons sentiments. Avec des slogans du type « Libertés surveillées » ou bien encore « République en danger », nous voilà revenus avec les mêmes types d’arguments de la campagne présidentielle de 2007 qui nous ont fait perdre. Il serait grand temps que le PS oublie un peu Sarkozy et qu’il prenne en compte la complexité de notre environnement afin de faire de la politique au sens noble du terme.

Continuons à diaboliser Sarkozy et nous tomberons tous dans le piège qu’il nous tend afin de lui ouvrir un boulevard au centre. Je crois qu’actuellement nous avons plus utile et plus urgent à faire que de s’enfermer dans des postures gauchistes et démagogiques qui n’ont plus lieu d’être, Besancenot s’en charge et il le fait très bien. En attendant, on perd notre temps à courir derrière le NPA.

Mon 11 type de l'équipe de France depuis 15 ans

Tagué par Eric, il me faut faire un 11 type de l'équipe de France, composé avec les pires joueurs sélectionnés depuis 1994. La liste est , et comporte près de 150 joueurs.
Le choix a été difficile, tant il y a du lourd. J'aime bien les chaînes de temps en temps, ça permet de sortir un peu de la politique...






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Vous ne rêvez pas, ces joueurs ont porté le maillot de l'équipe de France, Mandanda est toujours sélectionné. Il y avait de la place pour en mettre d'autres, surtout en défense.
La France a toujours eu de très bons gardiens. J'ai hésité entre Mandanda et Porato. Je n'aime pas trop Mandanda, pas parce qu'il joue à l'OM, mais parce qu'il n'est pas rassurant, et est capable d'enchaîner des matchs où il s'en prend trois. Domenech n'a pas encore compris qu'il y a mieux à ce poste. Il n'a pas le niveau qu'avait le spectaculaire Charbonnier, ni même celui de Letizi de la fin des années 90.

La défense fait peur à voir, et pourtant, j'aurais pu mettre Jérémie Bréchet à gauche, ou encore Bernard Mendy à droite. En défense, le simple fait d'avoir découvert que Jean-Pierre Cyprien avait eu une sélection m'a déprimé.

Dans la liste, on se rend compte qu'au milieu, la France a toujours été solide. Compliqué de trouver 4 brèles. Parce que Pedretti et Ferri, ok ils n'ont pas le niveau international, mais ils ont toujours fait du bien là où ils sont passés. Ba a eu une carrière foireuse, mais lors de ses quelques sélections, il était au top de sa carrière et développait un volume de jeu assez spectaculaire.
Franck Gava aurait pu avoir sa place au milieu, mais j'aimais bien ce joueur et il n'a pas eu de bol et a du arrêté tôt le football... Olivier Kapo fait l'affaire.

En attaque, Madar, ça ne se discute pas. Quant à Marc Keller, bon, là non plus, ça ne se discute pas, sauf si c'est pour mettre Pouget, Vairelles, Marlet, Moreira, Piquionne, etc... j'avoue qu'il y a du monde, et les sélectionneurs se sont toujours emballés de ce côté là.

Je passe le témoin à David, Manu, Abadinte, Romain et mes potes de la NTV ainsi qu'à ceux qui aiment le foot en général...
J'invite évidemment tous ceux qui le souhaitent à commenter ma sélection ou éventuellement me proposer la leur dans l'espace commentaire... faites vous plaisir!

Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates



Comme la plupart des blogueurs progressistes, je prends part au buzz contre le projet de loi HADOPI, que nous trouvons liberticide. Je reproduis ci dessous le texte du Réseau des Pirates

" Je prends le parti des pirates. 
Ils sont, nous sommes,  des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres: des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables,  des œuvres oubliées ou «tombées» dans le domaine public.  

Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique. 
Les tentatives d'interdire les échanges sur Internet - par l'intimidation ou par le filtrage - sont vaines. 
Leur coût en termes de libertés publiques est inacceptable. 
Cantonnées dans la clandestinité, ces pratiques de partage ne donnent pas, il est vrai, le meilleur d'elles-mêmes.  
C'est au grand jour qu'elles révéleront toutes leurs potentialités. 

Il est grand temps de reconnaître ces pratiques.  De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse.
En attendant ce jour, je prends le parti des pirates. 

Je déclare que je suis l’un d’entre-eux. 
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles. 
Alors, pour eux je suis un pirate."

Je me permets aussi de vous inviter à prendre connaissance du pacte pour les libertés numériques proposés par le Réseau des pirates, et à le signer.

J'essaierai, si j'ai le temps ce week end, de faire une petite blogoscope reprenant les meilleures arguments qui démontent ce projet de loi qui va totalement à contre sens de l'évolution du numérique.

Vote interne sur les Européennes : Ignorer comme ils nous ont ignorés

Le Parti Socialiste vote aujourd'hui pour ses listes aux élections européennes. Listes composées suivant le mode archaïque de la répartition à la proportionnelle intégrale des différentes motions. En gros, le premier signe fort envoyé par la direction du PS est le suivant : "renforçons notre mode de désignation pourri jusqu’à la moelle et l’image élitiste de notre parti."

Certes, je veux bien comprendre que la composition de ces listes est une galère totale et que le plus difficile est la recherche du compromis.

Mais le problème au PS est un problème de méthode. Il aurait été plus opportun d’aller plus loin dans notre programme pour les européennes plutôt que de se contenter du Manifesto.

De plus, on vient de prendre connaissance des candidats, mais il n’y a eu aucune campagne interne ! J’aurai bien aimé connaître les motivations de chacun.

On nous parle de « diversité » sur ces listes, mais quand je vois que la seule qui a fait vraiment campagne pour ce scrutin (Safia Otokoré, en bourgogne) se retrouve 9ème de liste sur la région « grand est », non seulement c’est un manque de respect vis-à-vis de son investissement, mais c’est aussi la preuve que le PS n’a toujours rien compris à la diversité et se contente de l’instrumentaliser.

Le profil du député européen est particulier, il est moins « politique » et davantage « technique ». Celui qui fut sans doute le meilleur des eurodéputés socialistes, Gilles Savary, n’est même pas reconduit, tandis que les plus fumistes (et le mot est faible) de nos eurodéputés sont maintenus et mis en avant (Henri Weber, Vincent Peillon, et bien évidemment notre champion du monde de l’esbroufe : Benoît Hamon).

Ce scrutin qui nous est proposé (du moins, la manière dont il a été préparé) est une nouvelle fois la preuve que la nouvelle direction s’accroche à un mode de gouvernance d’une autre époque et que la Rénovation va encore attendre. De plus, le scrutin est régionalisé tandis que les listes ont été fait de manière nationale, n’hésitant pas à parachuter certains candidats. Il me semble que l’implantation des candidats est un facteur d’interactivité important avec ses concitoyens mais bon... Sur la blogosphère, Marc Vasseur va même plus loin en parlant de « rehollandisation du parti », le terme est très bon je trouve, et si juste.

Bref, ce soir, je n’irai même pas voter contre, je préfère l’abstention. Je me dis que si personne ne va voter, c’est un message fort envoyé à la direction : « Vous nous ignorez, on vous ignore tout autant ».

J’irai au Parc des Princes, le spectacle y est bien plus intéressant qu’au PS, et on y donne une chance aux jeunes.

Stat du mois : le viol en Afrique du Sud

Suite à la journée internationale des femmes, dimanche dernier, je me suis dit qu’il serait bon de trouver ce mois ci une stat en rapport avec l’évènement du week end dernier.

==> En Afrique du Sud, une femme est violée toutes les 26 secondes.

Cela fait froid dans le dos... à titre de comparaison, une femme est violée toute les 2 heures en France. Certes, c’est moins, mais c’est déjà trop.

D’après MSF, les chiffres de l’Afrique du Sud sont un point bas (voire très bas) tant la plupart des viols sont gardés secrets.

Un des majeurs problèmes de l’Afrique du Sud est que le viol s’est banalisé. Là-bas, il est devenu quasiment normal d’avoir été violé. Alors que le viol est peut-être bien le crime le plus abominable qui existe. Un autre problème en Afrique du Sud, en nette progression d’ailleurs, est le nombre grandissant d’hommes et de petits garçons violés, qui ne sont pas dans les stats.

Une autre stat marquante est la suivante : 45,9% des victimes de viol en France, en 2007, avaient moins de 15 ans.

On se rend compte que le viol est toujours un grand fléau de la criminalité dans le monde qu’on aura du mal à éradiquer.

Fin des Open bar : Quand la droite touche le fond...

...elle est capable de descendre encore plus bas. Bachelot a fait voter sa loi interdisant les Open Bars. Les soirées où l’on payait l’entrée plus chère que d’habitude mais où les boissons étaient à volonté. Je m’insurge contre cette décision, une véritable connerie sans nom.

Nicolas dit que c’est antilibéral. En effet, c’est totalement antilibéral.

Par cette loi, la droite nous montre son vrai visage : celui d’un gouvernement réactionnaire. Voilà encore une opportunité pour la gauche de montrer que, nous, nous sommes de vrais libéraux concernant les questions de sociétés.

J’ai été étudiant, j’ai participé et même organisé des Open Bars. Est-ce l’Open Bars qui incite vraiment à boire ? Franchement, d’après mes souvenirs, Open Bars ou non, celui qui n’avait pas envie de boire ne buvait pas, et celui qui voulait "se la mettre" comme il fallait se la mettait. Et lorsque l’alcool était payant, et bien les gens se torchaient avant de venir, ils buvaient chez eux avant d’aller en boîte.

De plus, alors qu’on est en période de crise, voilà le signal envoyé au étudiants par le gouvernement : « Toi, l’étudiant qui bosse en même temps de faire tes études, qui galère pour te payer ton loyer et loisirs, tout ça pour ne pas avoir de boulot à la sortie, tu devras maintenant payer encore plus pour te bourrer la gueule ».

De toute façon, certaines associations étudiantes ont déjà anticipé le problème depuis 2-3 ans, en contournant la loi : au lieu de payer 25 ou 40 euros (selon la ville) l’entrée pour une soirée Open Bar, on vous fait payer le même prix mais l’alcool n’est plus à volonté : on vous donne une quinzaine de tickets, chaque ticket donnant droit à une boisson. Impossible d’interdire ce système là : le fait d’obtenir un ticket contre une somme (même dérisoire) matérialise le fait d’avoir acheté sa boisson, ce n’est donc plus un Open Bar... et BIM !

À mon avis, la droite se trompe totalement et n’a rien compris au problème. Si les jeunes ont tant besoin de « se mettre la misère » aussi souvent, ce n’est pas parce qu’il y a des Open Bars, mais parce que quelque chose les pousse, les incite à se murger, comme un malaise que ressentiraient les jeunes dans la société. Il y a une vraie question de fond que le gouvernement s’empresse d’éviter. En interdisant les Open Bars, il noie le poisson.

Interdisons les Open Bars, et quoiqu’il arrive, si les jeunes ne peuvent pas picoler, ils se rapatrieront sur un substitut : ils fumeront du shit.

Un mot sur Vincennes : Laurent Lafon ou la politique d’affichage

La section PS de Vincennes a profité de la venue du maître du cinéma social, Ken Loach, dans le cadre du festival international du cinéma de patrimoine pour dénoncer la politique social du maire de droite, Laurent Lafon. Sur un ton ironique, le tracte distribué aux vincennois avait pour titre « Bienvenue au septième Art dans la ville au 7% ». Pour ceux qui n’ont pas compris, les 7% font référence au taux de logements sociaux sur la ville. Pour rappel, Vincennes est le cancre du département en la matière (même des villes comme Saint-Mandé ou Nogent font mieux !).

Politique d’affichage, disons-nous, car la mairie qui se vante d’avoir voté une subvention de 15 000 euros d’aide destinée aux SDF du bois de Vincennes, ne fait que se dédouaner d’une incapacité à agir sur la ville en faveur des plus démunis.

De plus, ces 15 000 euros paraissent dérisoire quand on sait que les Vincennois doivent payer chaque année près de 450 000 euros d’amende à cause du manque de logements sociaux sur la ville.

Voici quelques exemples que nous avons relevé qui illustrent la réalité des faits en matière de social sur la ville (si on peut appeler ça du social, bien évidemment...) :

-         Le montant de la subvention octroyée par la ville au centre communal d’action sociale représente seulement 0,5 % du budget de la commune (budget 2008) ;

-         Une politique tarifaire dissuasive pour les familles aux revenus modestes ou moyens pour les activités sportives et culturelles ;

-         Un barème du ticket de cantine pour les familles les plus modestes quatre fois supérieur à celui de la ville de Paris ;

-         Un « accord politique » entre le Préfet et la ville qui réduit l’effort de construction de la commune en matière de logements sociaux (Conseil municipal du 17 décembre 2008) ;

-         Une délibération abaissant les seuils de poursuite judiciaires pour créances impayées (Conseil municipal du 17 décembre 2008).

Autant vous dire que sous des faux airs de mec gentil ou autre gendre idéal, le social est un concept que Laurent Lafon méprise au plus haut point, pour le bonheur de la droite traditionaliste locale.

Le Parti Socialiste qui ne cesse de s’agrandir sur Vincennes sous l’impulsion d’une équipe régénérée, a fait les propositions suivantes :

-         Lancement du programme « louez solidaire et sans risque » et multiplication du portage immobilier afin d’accroître l’offre de logements sociaux sur la commune ;

-         Révision de la tarification des cantines scolaires en faveur des familles modestes ;

-         Mise en place d’un « chèque sport & culture » attribué aux familles en fonction de leurs revenus.

La gauche locale n’est pas nulle à Vincennes ! Elle revit, se structure, dénonce et propose !