Conseil du mois : EU Profiler ou comment découvrir votre positionnement dans le paysage politique
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Lancement de la campagne européenne en direct sur Internet
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Européennes : Hamon n'a rien compris
Benoît Hamon, notre porte parole (il faut bien commencer à s'y habituer), a fait appel, mardi dernier, à un vote sanction contre le gouvernement.
De quel scrutin parle-t-il alors? Car s'il s'agit des européennes, Benoît Hamon me semble être complètement à côté de la plaque. Je rejoins ainsi l'avis d'un autre collègue left blogueur.
Curieux, de la part d'un eurodéputé sortant, pourtant sans aucun doute au courant des enjeux que représentent les élections européennes et de la nature du parlement européen dont le Parti Socialiste nous rappelle sur son site de campagne que "(ses) membres se regroupent en groupes politiques et non par nationalité."
De plus, notre projet, le Manifesto, est un programme unique des formations socialistes européennes. Le PS rappelle "(qu)'il est le résultat également d’un travail mené par des partis confrontés à des réalités différentes – certains sont au pouvoir, d’autres sont dans l’opposition - mais animés par des ambitions communes."
Ainsi, il me paraît plus judicieux de faire appel à un vote de rassemblement avec nos cousins européens, ou alors, si on veut faire dans l'angélisme, appeler à un vote "d'espérance", bref vous m'aurez compris, plutôt que de renforcer notre image d'anti sarkozystes de base.
Je ne comprends pas comment peut-on faire appel à un vote sanction, surtout après avoir réfléchi ne serait-ce qu'une minute : Le sujet de ces élections, c'est l'Europe, et non Nicolas Sarkozy.
À moins que Benoît Hamon ne veuille renforcer son image d'éternel opposant pavlovien et réorienter à gauche le Parti Socialiste dans ces élections?
Je crains, pour ma part, que de courir après le NPA ne soit pas notre rôle, le PdG de Mélenchon occupant déjà le job.
Le vote du 7 juin peut être un vote sanction, mais il doit avant tout être un vote de réflexion et de prise de conscience de l'importance du parlement européen. Surtout que le PS est en avance vis-à-vis de l’UMP qui n’a toujours ni liste, ni programme.
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Le G20, encore un truc qui ne sert à rien ?
Il y a à peine un mois, on parlait du G20 comme un tournant historique du capitalisme. Rassurez-vous, moi aussi j’étais assez dubitatif.
On a d’ailleurs eu droit à un bon raffut médiatique autour des paradis fiscaux, comme si, du jour au lendemain, tout le monde était devenu gentil et allait s’empresser de démembrer les paradis fiscaux, parce qu’ils avaient décidé unanimement que les méchants, c’étaient les paradis fiscaux.
- Origine de la crise ? Les paradis fiscaux.
- Augmentation croissante des inégalités ? Les paradis fiscaux.
- Dégradation du partage des richesses ? Les paradis fiscaux.
- Augmentation de la pollution ? Les paradis fiscaux.
- L’Elimination du PSG en coupe d’Europe ? Les paradis fiscaux.
- La petite taille du président ? Les paradis fiscaux.
Bref, tout porte à croire que le fond du problème, ce sont les paradis fiscaux, et qu’on aura quasiment tout réglé en plaçant tel ou tel pays sur une liste grise, ou noire selon l’humeur du jour.
Je pense sincèrement qu’une fois de plus, on s’est bien fait berné. Et en plus, avec la manière.
Origine de la crise, croissance des inégalités, etc. Combien de véritables questions de fonds toujours sans réponse ?
Quel est l’intérêt de convoquer les chefs d’Etats ou de gouvernements des 20 pays les plus riches pour au final dire : « Le fond du problème, ce sont les paradis fiscaux » ?
D’une part, comme le suggère Arnaud Montebourg, « seule des sanctions et des interdictions et/ou des interdictions auront raison des paradis fiscaux », sinon ça n'a aucun intérêt.
Les paradis fiscaux sont évidemment un point noir dans le capitalisme au niveau mondial mais cela concerne surtout les grands groupes et non les citoyens de tout bord.
Remarque, en France, on a bien nos paradis fiscaux à nous, ça s’appelle les niches fiscales, et il y en aurait 486, ce qui représenterait un manque à gagner pour l’Etat français de 50 à 73 milliards d’euros.
Mais la gauche doit totalement repenser l’outil fiscal et le remettre à plat, et non se contenter de faire annuler telle ou telle mesure. Quand bien même elle est injuste, il faut aller plus loin.
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L'UMP se fout des européennes
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Un mot sur Vincennes : la venue de Michel Rocard rencontre un franc succès
L’ancien premier ministre socialiste s’est rendu à Vincennes ce mercredi 8 avril. Une soirée organisée à « Cœur de ville » par l’association « Rencontres Démocrates » (rassemblement de gens issus de tous horizons politiques), dans le but d’obtenir une analyse pertinente sur la crise économique actuelle.
D’une durée de 2 heures, la conférence de notre camarade fut d’une très grande qualité. Il faut dire qu’à 78 ans, Michel Rocard a toujours ce regard lucide sur l’actualité et une connaissance de l’économie qui surclasse sans doute de nombreux responsables politiques actuels.
Ma plus grande satisfaction fut de constater le succès de cette soirée, puisque près de 200 personnes, en très grande majorité Vincennois, se sont déplacées pour l’écouter. Félicitations donc à l’association Rencontre Démocrates pour avoir drainé tant de monde.
C’est sans aucun doute le signe de l’intérêt grandissant des vincennois pour les idées progressistes.
À noter, sur les presque 200 personnes, la présence de 4 jeunes de moins de 30 ans dans la salle (je m’y inclus). Le rajeunissement de notre ville est en cours ! Pour preuve : j’ai croisé un ado hier soir en sortant du RER avant de rentrer chez moi.
Audacieux, je me suis brièvement faufilé pour échanger 2-3 mots avec Michel Rocard. Je me suis permis de lui signifier quelques exigences qu’on devrait avoir quant à l’intégration de la Turquie en UE (notamment la cause Chypriote dont je me suis pris d’affection).
Plus loin dans la discussion, sur un autre sujet : il me confia être rassuré de voir quelques socialistes soutenir Manuel Valls. Quand la sagesse parle...
Plus sérieusement, ce genre de soirée tombe à point nommé tandis que la campagne des européennes est lancée. En effet, les socialistes vincennois et leurs élus se préparent à s’investir massivement dans les semaines à venir pour porter notre projet européen. Sans oublier la campagne web qui a déjà commencé.
Pendant ce temps là, l’UMP n’a toujours ni liste ni programme...
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Sondage du mois : Gouvernement idéal, les français font leur Dream Team anti crise
Métro et RMC ont lancé le mois dernier une opération sur la toile visant à élire un gouvernement idéal. Il y a quelques surprises. Ce sondage, qui peut être perçu par pas mal de monde comme n’étant pas d’un grand intérêt, me paraît tout de même révélateur sur la cote de popularité de certains.
1er Ministre, François Bayrou : Rassurez-vous, moi non plus je ne comprends pas. Et pourtant, il rafle la mise avec 48% des suffrages, devant DSK (36%) et Alain Juppé (16%). Ce dernier a sans doute été boosté par ceux qui ne savent pas qu’il a déjà été premier ministre...
Ministre de l’Economie, Dominique Strauss-Kahn : Sans surprise, quand un pays peut avoir à l’économie celui qui dirige le FMI, les électeurs sont convaincus. Il arrive en tête du sondage avec 61% des suffrages.
Ministre de l’intérieur, Manuel Valls : Largement en tête avec 55% des voix, le député de l’Essonne fait partie des 3 socialistes présents dans cette Dream Team. Voici une nouvelle preuve que Manuel Valls est sur la pente ascendante et confirme sa montée en puissance. Etant l’un de ses fervents supporters, ça me fait plaisir.
Ministre de la santé, Patrick Pelloux : Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Patrick Pelloux n’est autre que le Président de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France. Une personnalité issue de la société civile, de tendance plutôt gauche.
Ministre de la culture, Bernard Pivot : Moi pas comprendre. Les français ont sans doute oublié qu’il avait 73 ans. Au fil des postes, on commence à se rendre compte qu’une part d’affect rentre en ligne de compte pour le choix du ministrable. Personnellement, j’aurais mis Christiane Taubira.
Ministre de la justice, Robert Badinter : Je commence à me demander si, en plus d’être nostalgiques, les français ne seraient pas un peu vieux... J’aime bien Badinter, mais plus on continue, plus ils sont proches de nous proposer un mort.
Ministre de l’Education, Ségolène Royal : Apparemment, son passage à l’enseignement a fait des heureux. À moins que son côté maman provoque ce genre de raccourci.
Ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin : Décidemment, son discours du 14 février 2003 à l’ONU est encore dans les cœurs...
Ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet : Elle devance Nicolas Hulot. On ne retrouve pas de vert... Pourtant c’est le parti de l’écologie, non ?
Ministre de l’intégration, Rama Yade : Première chose : il n’y a pas de ministère de l’immigration et de l’intégration proposé, mais simplement un ministère de l’intégration. On y retrouve Thuram à la deuxième place. Pourquoi pas, même si, à mon avis, son poste de prédilection reste l’axe de la défense.
Ministre des sports : Yannick Noah. C’est ici que j’aurais mis Lilian Thuram. Yannick Noah chante bien (mieux qu’Obispo en tout cas), il jouait bien au Tennis. Est-ce que cela suffit pour être ministre des sports ?
À noter l’absence de Ministre de la défense, agriculture, et sans doute bien d’autres...
Au niveau de la sensibilité politique, même si on peut penser que Noah et Pelloux sont proches du PS, il n’y a tout de même que trois socialistes : Ségolène Royal, DSK (qui n’est d’ailleurs plus vraiment en activité au PS) et Manuel Valls. Que peut on dire des absences de Delanoë, Aubry et Fabius entre autres ? Eclaire de lucidité de la part de nos compatriotes : Le tandem « Benoît Hamon – Frédéric Lefebvre » ne figure pas dans ce gouvernement.
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